Marie et les agapanthes

13 mai 2018

Cette petite touche jaune

         Pour la première fois depuis longtemps je vous propose un billet entièrement dédié à la déco pour vous parler du JAUNE. A la base, je n'aime pas franchement le jaune et pourtant..... Il y a eu, il y a bien des années, la découverte de la salle à manger toute jaune du peintre Claude Monet dans sa maison de Giverny. Par la suite,  il y a eu une cuisine entièrement jaune dans un appartement de centre-ville dont chaque pièce était très colorée. Puis mes goûts ont évolué et se sont dirigés vers des teintes plus neutres. A la chaumière bleue, les pièces se font petit à petit et je m'aperçois qu'il y a souvent des petites touches de jaune dans des ambiances plus modernes que celles que j'ai pu créer jusqu'alors. Le ton est donné dès l'entrée avec cette couronne éphémère réalisée avec les fleurs du Mahonia du jardin.

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Dans l'une des chambre, trois murs sont en gris poudré, le quatrième est revêtu de l'emblématique papier peint Woods and Stars de chez Cole and Son et représente une forêt un peu enchantée parsemée d'étoiles scintillantes. Ce papier peint se décline en sept teintes et j'ai longtemps hésité avant de retenir le fond charbon. 

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Le lit est placé sous la pente du toit du côté du velux. La première touche de jaune est de taille : c'est un jeté de lit en lin lavé couleur curry qui apporte beaucoup de luminosité. 

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Des coussins de toute taille pour le confort : petit coussin étoilé de chez" Bord de Scène", coussin Petit Chaperon Rouge de "Du gris dans les étoiles". Impossible par contre de me rappeler d'où vient le coussin Sommeil.

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De l'autre côté de la chambre, un siège Lafuma XL jaune lui aussi apporte une touche chaleureuse tout près d'une huile représentant Chloé quand elle était petite peinte par la talentueuse Elisabeth Besnier.

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Et puis la jolie étoile de De tuinkamer.

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Une guirlande de fanions repose sur un petit rideau en drap ancien et dans un coin, un mannequin d'enfant.

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Un porte-clé confectionné par mon amie Soupières et vieilles dentelles et des boules en papier pour donner un côté un peu festif.

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A gauche du lit, des lectures très inspirantes dans une vieille cagette de fruits, une pile de petites valises ( l'une d'elle provient de la petite brocante Guignol et Blanche ) ainsi qu'un panier sur un vieux tabouret et puis les jolies boules jaunes du craspedia parce qu'il m'est impossible d'envisager des intérieurs sans fleurs.

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Des jolis flacons ambrés posés sur un petit meuble à classeur déniché dans la brocanteVilla Saint Ange , très pratique pour ranger tous les livres de chevet, une boite ronde Sostrene Grene pour ranger mille petits trésors et un sachet étoilé Par un beau matin d'hiver

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Le soir, la chambre est un petit cocon douillet très confortable.

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Les jeux d'ombre et de lumière créent de magnifiques tableaux dont il est impossible de se lasser.

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Finalement, quand les journées sont grises, comme souvent et comme aujourd'hui, le JAUNE apporte un peu de gaieté, de lumière et de chaleur dans la déco ce qui est bien utile pour notre moral !

Vous reprendrez bien encore un peu de  JAUNE  ? Pour clore  ce billet je vous propose donc un petit bouquet de mahonia dans une autre chambre de la chaumière qui sera peut-être le sujet d'un autre billet ....

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                                            Et vous ? Mettez-vous des touches de JAUNE dans votre déco ?

                                                                                        A bientôt,

                                                                                            M A R I E *

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09 avril 2018

Les chemins de la mémoire

     Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je l'ai trouvé interminable cet hiver. Triste, gris, maussade, pluvieux, froid et je pourrais en rajouter encore des qualificatifs! Sur son joli blog principalement consacré à son jardin Catherine nous livre dans son billet du 3 avril un relevé des températures et de la pluviométrie de ce mois de mars comparé aux années précédentes. On apprend donc que chez elle en Bretagne, les températures sont allées de moins 3.9 ( déjà beaucoup plus bas en Normandie ) à plus14,3 avec une pluviométrie de 119 mm. Par comparaison, l'an dernier les températures se sont échelonnées de moins 1,1 à plus 20,7 avec une pluviométrie de seulement 62 mm et du soleil. Sans parler des petits 26 mm de pluie relevés en mars 2015. Bref, ce n'est pas qu'une simple impression, nous avons eu beaucoup de pluie, beaucoup de nuages, du gel et pas de lumière du tout.

Dans de telles conditions, il était indispensable de se trouver des activités à l'intérieur. Pour moi cela fut un grand mois de lecture. Bien au chaud, au coin du feu, quand la neige tombait doucement sur la chaumière bleue.

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Quiétude ouatée des petits matins où malgré l'absence de soleil on est presque ébloui par tant de blancheur. Nul bruit ne vient troubler ces instants paisibles si ce n'est le crissement de vos pieds sur cette couverture cotonneuse jetée en travers du jardin. De mes nombreuses lectures, celles que je retiendrai le plus sont celles qui m'ont entrainée sur les chemins de la mémoire. Ceux qui s'enfoncent dans le méandres de nos histoires personnelles et qui ressemblent tant aux chemins forestiers tout de blanc revêtus.

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Le premier de ces livres, trouvé complètement par hasard, porte le titre prémonitoire de Madeleine Project. Je l'ai lu pendant ces journées où les rares rayons de soleil transformaient l'intérieur de la chaumière en tableau flamand.

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Madeleine Project est un livre atypique de part sa forme déja. Bien ancré dans le réel car il s'agit d'une histoire vraie, il est aussi un feuilleton, une enquête photographique, un jeu du hasard, un puzzle aux milliers de pièces disparates, un reportage composé d'une multitude de petites madeleines qui forment le corps de ce récit journalistique.

En 2015, la journaliste Clara Beaudoux, emménage dans un appartement parisien dont la cave a été abandonnée en l'état. L'ancienne occupante est décédée depuis un an, elle s'appelait Madeleine ( cela ne s'invente pas ) et le seul héritier n'est pas intéréssé par ce que la cave contient. Cartons, boites, valises, photos, documents, lettres, souvenirs, toute la vie de Madeleine surgit du passé. Clara Beaudoux pioche au hasard, recherche, enquête avec minutie sur la vie de cette inconnue, remonte le fil du temps, retrouve certains des acteurs de sa vie pour qu'elle échappe à l'oubli puis publie chaque jour ou presque sur Twitter en 140 caractères maximum le fruit de l'avancée de ses recherches. Forme narrative particulière s'il en est, peut-on d'ailleurs réellement parler de forme littéraire ? En tous les cas, ce livre tient en haleine de la première à la dernière page. Et grâce aux réseaux sociaux le projet devient participatif.

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Clara tient un journal de bord de son enquête et les questions se multiplient; A t'elle le droit de dévoiler ainsi la vie de Madeleine ? Pourquoi s'intéresse t'elle tant à cette inconnue ? Comment était Madeleine ? A quoi ressemblait sa voix ? Ainsi se noue un dialogue entre ces deux femmes que seul un appartement relie.

Madeleine Project est très émouvant à lire et pose la question de toutes ces vies minuscules vouées à l'oubli collectif. Thème cher à mon coeur, moi qui garde précieusement toutes les traces du passé, photos et souvenirs. Il était donc totalement approprié que j'accompagne ma lecture de la dégustation des madeleines au citron de mon enfance ( recette sur mon blog ici ) avec la photo de Chloé à 6 ans avec sa maman en train de jouer à la pâtissière dans les cuisines d'une maison que nous visitions au Pays de Galles , une petite madeleine bien à moi.

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Le deuxième livre est un cadeau reçu pour mon anniversaire et j'en suis heureuse car je ne l'aurais sans doute pas acheté toute seule. Il s'agit des Rêveurs écrit par Isabelle Carré. L'actrice emprunte les chemins de sa mémoire pour nous conter son histoire personnelle et familiale à commencer par celle de sa mère, rejetée par sa famille à la suite d'une grossesse qui fait tâche dans la bonne société. Puis les années d'enfance dans une famille bohême jusqu'à l'éclatement provoqué par la révélation de l'homosexualité du père. Les difficultés à vivre, les envies suicidaires, l'hospitalisation puis la salvation qui passe par le théâtre. Un chemin décrit avec une délicatesse inouïe, une justesse incroyable et beaucoup de poésie . On vibre à la lecture de ce livre. Fêlures et blessures de l'enfance, perte de l'insouciance, le douloureux passage à l'adolescence à l'heure où les adultes luttent eux mêmes pour leur survie. "Qu'est-ce qui cloche ? Qu'est-ce qui a tout fait déraper ? Ils n'ont pas toujours été si fragiles. Leur monde n'a pas pu chavirer comme ça, du jour au lendemain, sans signe avant-coureur. Qu'est-ce qu'on n' a pas voulu comprendre, su détecter ? Tout est opaque, impossible d'y voir clair. Comme si un charme s'était emparé de toute la maison, qu'un mauvais génie leur avait jeté de la poudre aux yeux pour endormir leurs esprits et leur clairvoyance. Oui, on dirait qu'ils dormaient. Dans le conte, il n'y a pas que la Belle au Bois dormant qui s'évanouit, le château entier et tous les habitants du royaume sont plongés avec elle dans un profond sommeil qui les paralyse."

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Hormis ces moments de lecture intenses, il y a eu le plaisir de ces après-midi où l'on reçoit la visite d'une amie. Organiser un petit coin de printemps sur la table sans doute pour l'inciter à s'installer pour de bon. Comme chaque année, la vue des clochettes mauves des muscaris m'enchante. Les crocus plantés dans la vieille soupière crême se sont ouverts pour l'occasion.

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Retrouver dans le vieux carnet de cuisine qu'on avait commencé quand on avait 16 ans, la recette du très British Sultana Cake, presque 500 grammes de raisins secs dans la pâte !

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Se dire qu'il sera parfait avec la confiture d'oranges maison offerte par ma presque voisine @numero112 et le présenter sur une assiette en terre de fer chinée il y a fort longtemps elle aussi. Je suis décidément entourée d'objets de mémoire.

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Mariage cake / confiture d'orange parfait !

Entre deux lectures, j'ai aussi voulu mettre à l'honneur les dessins d'herbes folles de papillonage  que j'ai commencé à reproduire en partie sur un bout de toile bise. J'admire le travail de Sibylle qui nous entraîne dans son univers très délicat, follement poétique, avec des textes, des photos un peu voilées, et des dessins qui se déclinent en cartes, accordéons de papier, calendriers, livres cousu main que l'on peut retrouver ici, des petits trésors à collectionner, à disséminer dans la maison, à contempler, à feuilleter, des petits condensés de douceur avec une pointe de nostalgie et qui sont des invitations au rêve. Ses créations portent les jolis noms de L'inclinaison, Evidemment, Ce jour-là, Nos belles heures, Caresse, Tellement, Je voudrais toujours .... et le dessin que j'ai brodé en fil mordoré et auquel j'ai rajouté des feuillages se nomme Brindilles . ( Je remercie d'ailleurs Sibylle pour l'autorisation qu'elle m'a accordée de  vous présenter cette quasi reproduction de l'une de ses oeuvres ). 

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"Chuchote moi un souvenir" n'est ce pas là une autre et délicieuse manière de se retrouver sur les chemins de la mémoire ?

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Ce mois de Mars s'est cloturé par le week-end de Pâques. Pour le fêter ce printemps qui semblait vouloir enfin pointer le bout de son nez j'ai ramené des brassées de fleurs du jardin tout d'abord disposées sur la table pour en faire un tableau éphémère puis réunies dans un pichet blanc.

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Et point de fête sans  jolie table et sans gâteau ( ce ne sera guère que le troisième de ce billet ! ), un Bundt Cake chocolat au lait noisette, (recette  de base trouvée sur internet) en forme de nid de Pâques. Complètement de saison !

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Ce fut un billet plutôt long mais je ne viens pas très souvent par ici et j'avais donc pas ml de choses à vous dire ! En espérant que nous avons bel et bien laissé les frimas derrière nous et que nous profiterons bientôt de belles journées. Je vous retrouve bientôt pour un nouveau billet déco.

 

                                                  WELCOME SPRING

                                                                MARIE *

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08 mars 2018

Ma petite escapade lilloise

      Fin février. J'avais bien choisi le moment ! Les journées les plus froides de l'année ! Des petits matins où le thermomètre ne dépassait pas les moins sept ! Des journées à ne pas risquer le bout de son nez dehors et à rester bien au chaud à lire un livre et à boire un thé brûlant. C'étaient pourtant bel et bien celles-ci que j'avais choisies pour aller rendre une petite visite à Florence dans sa très belle ville de Lille que j'avais découverte il y a bientôt deux ans (voir ici ).

     C'est donc emmitouflées dans des pulls bien chauds, équipées d'un bonnet, de gants et d'une écharpe que nous sommes parties pour une virée shopping dans les rues de la vieille ville.

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L'eau du quai de Wault est gelée et sert de patinoire aux oiseaux qui ont l'air d'avoir moins froid que nous. Nous ne resterons pas longtemps pour les admirer. Malgré le grand soleil, il faut bouger pour ne pas être transies de froid.

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Lille se dévoile sous un ciel intensément bleu.  Je retrouve avec un plaisir non dissimulé la Grand place , la silhouette élancée du beffroi, la vieille bourse, le charme de ses belles façades, souvent colorées, souvent ornementées, parfois joliment découpées à la manière hollandaise et les petites rues pavées.

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A l'heure du déjeuner nous faisons une halte chez Chicon pressé, un joli restaurant au concept novateur : On se sert parmi le choix de salades et plats chauds, puis on paye au poids. La tentation est grande de goûter un peu à tout ( ce que j'ai fait ). Tout est frais, de saison et fait maison bien entendu : délicieux coleslaw, salade de quinoa et de lentilles agrémentée de mâche et de noix, parmentier de carottes au canard confit, pâtes aux légumes racine, tartes salées, soupe bien chaude et desserts très appétissants.

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 Il faut arriver tôt car la petite salle se remplit vite. J'aime l'ambiance  simple, jeune, moderne, nature, la grande table en bois avec l'arbre qui la traverse, le papier à motif végétal, les teintes douces, les couverts mis à disposition dans des boites de conserve, les assiettes dépareillées. C'est une adresse idéale pour les pauses déjeuner.

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 Pour le dessert nous prenons une délicieuse tarte aux noix de pécan. C'est une première pour moi et une belle découverte gustative qui me donne instantanément l'envie de chercher la recette et d'en faire une moi même.

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La balade shopping se poursuit et nous entrons pour nous réchauffer et aussi pour le plaisir des yeux dans tous les magasins de déco du centre-ville ! Mais il y en a un où j'ai des achats prévus. C'est Sostrene Grene le magasin danois. Ici aussi les teintes sont douces: rose poudré, vert amande, bleu glacier. Ce que je préfère c'est le rayon papeterie. Cahiers, bloc-notes, crayons, boites ......... je craque toujours sur la jolie papeterie ( comme chez Hema ) . Florence quant à elle, ne résiste pas longtemps devant les pelotes de laine alignées comme des crayons de couleur dans leur boîte. Il faut dire qu'elle est devenue serial tricoteuse ! Et moi, j'achète ce pourquoi j'étais venue.  Mais quoi donc ? Promis, je vous montre à la fin de ce billet .

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Passage devant la boutique du merveilleux, la jolie meringue gourmande que l'on confectionne sous vos yeux .

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Décidément, il fait bien trop froid. Une bonne excuse pour faire une seconde pause et aller déguster un chocolat viennois dans cette institution lilloise : Meert. 

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 J'aime ces ambiances surannées et fin de siècle, cette douceur de vivre, ce temps qui s'étire lentement et j'admire le lustre majestueux qui joue avec son reflet dans le grand miroir qui domine le salon de thé.

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 Nous ne trainons pas beaucoup plus longtemps dans les rues de la ville et rentrons nous mettre au chaud dans le très bel appartement de Florence que je retrouve avec plaisir.  Sobre, classe, élégant, épuré et confortable, nous y profitons des derniers rayons de soleil de la journée, parlons de tout et de rien, des amies, de nos lectures, de la vie tout simplement et aussi beaucoup de jardinage car il sera au programme du jour suivant.

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Le lendemain matin il fait toujours aussi froid . Cette fois-ci nous quittons Lille direction Floralux en Belgique. 2500 mètres carrés dédiés à la déco et aux plantes (j'en avais déjà parlé ici ). Ce n'est pas encore le printemps mais j'ai des envies de jolies fleurs pour mon jardin. 

Là aussi les tentations sont multiples !

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Mais c'est le coffre de la voiture rempli de plantes choisies grâce aux conseils avisés de Florence que j'en repartirai.

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De retour à la maison, je contemple mon butin aux noms chargés de promesses fleuries et qui chantent à mes oreilles : Alchemilla mollis, Verbena bonariensis, Brunnera macrophylla, Astrantia major, Gaura lindheimeri.........il y a des fleurettes blanches, des fleurettes bleues,   de microscopiques pousses, une plante qui sent le curry et dont j'ignore le nom, du romarin et une boule de buis à laquelle je n'ai pas su résister malgré le risque qu'elle se retrouve dévorée par la pyrale du buis. Dois-je vous préciser maintenant que je suis complètement ignare dans l'art du jardinage ? Que j'aime follement les beaux jardins mais que je n'y connais rien aux plantes?  Que je ne sais pas où et quand il faut les planter et  comment les associer ? Vous comprendrez alors aisément que j'ai des doutes sur ma capacité à transformer mon bout de terrain en jardin de charme. Mais il faut bien se lancer un jour !

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Le buis prend naturellement place devant la maison et je commence à me pencher sur des livres pour tenter de décrypter les mystères de l'organisation et de l'agencement d'un beau jardin. Les plantes attendent patiemment à l'abri un temps meilleur pour être plantées et moi j'attends les conseils avisés des jardinières plus expérimentées que moi ( Florence la première ) pour ne pas faire de bêtises !

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Mais rappelez-vous, j'avais dit que j'avais effectué à Lille, en plus des plantes,  un achat bien précis. Le voici : un teepee pour petit Ferdinand qui lui servira de cabane à jouer, à se cacher ou à rêver.  Un dilemme s'offre à moi : dois-je la lui offrir pour qu'il puisse l'avoir chez lui ou est-ce que je le garde à la maison pour quand il viendra en vacances ? Chloé penche pour la deuxième solution, elle me dit qu'ainsi cela profitera à tous les autres petits-enfants que j'aurai. Ma décision n'est pas encore tout à fait prise.

 

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Et pour finir, je vous avais parlé d'une délicieuse tarte aux noix de pécan dégustée à Lille. Avec l'aide précieuse de monsieur Google, j'ai fait un comparatif des recettes trouvées sur internet et j'en ai réalisé une. Essai validé ! Voici le résultat :

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Je vous livre le secret de fabrication :

1. Faire une pâte sablée avec 250 grammes de farine, 125 grammes de beurre, 50 grammes de sucre glace, 1 jaune d'oeuf et un peu d'eau froide.

2. Faire cuire une quinzaine de minutes à blanc.

3. Pour la garniture, mélanger 250 ml de golden syrup ( le golden syrup se trouve dans les magasins qui vendent des produits anglais . je l'ai trouvé au rayon étranger de mon supermarché local ) , 250ml de vergeoise blonde, 4 oeufs, 4 cuillerées à soupe de beurre fondu, une cuillère à soupe de maïzena ( si l'on veut une consistance de flan ), un peu de vanille liquide, une demi- tasse de noix de pécan concassées .

4. Mettre la garniture sur le fond de tarte. Disposer avec précautions des demi noix de pécan sur le dessus. Faire cuire au moins 45 minutes à 200 degrés.

                              Enjoy !

                                                                                                     MARIE *

 

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10 janvier 2018

Les Habits neufs

                Je l'attendais ce petit rayon de soleil pour écrire mon premier billet de janvier ! Une incursion timide dans un ciel désespérément gris et plombé depuis des semaines. Une jolie lumière venue enfin égayer les maisons endormies. J'ai posé mon ordi portable sur la grande table en bois brut avec la ferme intention de profiter de ce moment qui ne durerait sans doute pas. J'avais des blogs à visiter, des courriers en attente, une petite évasion virtuelle à m'offrir. Les dernières décorations de Noël patienteraient bien encore un peu avant d'être soigneusement rangées en attendant d'être ressorties l'année prochaine. 

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  En plus, il était si agréable de profiter du parfum des jacinthes épanouies  ! 

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 Le soleil s'attardant un peu, j'ai attrapé mon appareil photo pour tenter de capturer la jolie lumière qui s'était furtivement déposée sur les objets, les revêtant d'un habit tout neuf et très gai qui me permettait de les voir avec un regard différent.

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Ce qui m'a fait penser à la nouvelle année.

Chaque Premier de l'an est comme un jalon sur notre route, un moment de pause  où l'on retient son souffle juste ce qu'il faut et où l'on se prend à espérer que ce qui nous attend sera meilleur que ce que nous avons vécu jusque là. Il nous donne l'occasion de nous débarasser de nos vieux oripeaux pour revêtir des habits tout neufs et nous aide à repartir du bon pied. Il y a ceux qui saisissent l'occasion pour prendre de nouvelles résolutions et puis il y a tous ces voeux que l'on s'échange, ces souhaits que la santé sera bonne, tout comme la fortune, la réussite ou l'amour. Impulsion nouvelle ou coup pouce du destin, en tous les cas, cela ne peut pas faire de mal !

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C'est aussi un moment où l'on pense aux autres, à ceux qui comptent. Voilà pourquoi j'ai capturé ce joli moment et j'en ai fait une carte de voeux pour vous. Dans l'année à venir, nous aurons tous des moments heureux et des moments plus difficiles à vivre, mais quoi qu'il arrive, puissions-nous toujours garder en nous le don de nous enthousiasmer, de nous émouvoir, de nous émerveiller, de sourire, l'envie d'aller de l'avant, de découvrir, de rêver, de construire, de créer, d'aller à la rencontre des autres, loin du cynisme, du pessimisme, du négatif et de la morosité ambiante. Inventons-nous la meilleure année 2018 possible !

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                                                   A  HAPPY  2018  TO  YOU !

 

                                          MARIE *

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30 décembre 2017

Esprit es-tu là ?

            Le temps de Noël c'est celui de l'attente, de l'anticipation, celui où l'on se souvient des Noëls d'enfance pétris d'émerveillement et d'insouciance. Les boules multicolores et les guirlandes brillantes que l'on accrochait au sapin. Les papiers cadeaux que l'on arrachait presque pour découvrir le jouet tant convoité. Ce sentiment de chaleur et de sécurité absolue.  L'ESPRIT DE NOEL c'est retrouver ce qui faisait l'enchantement de votre âme d'enfant, garder le merveilleux, le créer, le recréer, se l'offrir et l'offrir à ceux que vous aimez. 

      Pas de Noël sans sapin. Celui-ci a soigneusement été choisi et touche presque le plafond de la petite chaumière. Les boules colorées ont depuis longtemps été délaissées pour des ornements plus simples. Quelques bulles de verre, une couronne de feuilles dorées, une boule en dentelle de Baucis et Philémon , un petit tambour danois, une couronne vert mousse  Hello Fred  et la carte ornée d'un sapin de Soupières et vieilles dentelles. Les années se suivent et se ressemblent, mes sapins sont verts, argent, blanc et naturels.

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Non loin du sapin, la grande branche évoque la forêt en hiver et ses paysages un peu mystérieux tout de blanc revêtus.

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       Les paquets trouvés dans la boite aux lettres ont été déposés sur la grande table en bois brut. En attendant de les ouvrir, se faire plaisir en écoutant les crooners , Frank Sinatra, Bing Crosby, Dean Martin et autres reprendre les chants de saison .  Les jolis moutons anciens chinés au fil des ans ont été placés dans les cases d'un vieux tiroir. Les bulbes de perce-neige commencent à pointer le bout de leur nez dans la soupière crème. Une bougie distille sa senteur subtile de fleur d'oranger. On peut prendre le temps de savourer les délicieuses bouchées aux amandes de La ligne 13 tout en buvant un thé très chaud avec le sentiment de la tâche accomplie. A cet instant précis, on se sent vraiment bien !

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Harmonie de blanc et de vert sur l'appui de la fenêtre, mini araucaria, bougies, lune, clochette, chaussette fait main par Morgane, et toujours l'évocation de la nature.

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De bonnes odeurs se dégagent de la cuisine, vanille, épices, rhum, chocolat, orange.... Les sablés, le pain d'épices, le cake aux fruits confits, les fruits déguisés et autres rejoindront le buffet des délices dressé comme chaque année. A la fin du repas, nous dégusterons la bûche aux marrons confectionnée par Chloé qui a de véritables talents de pâtissière.

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Déployer la grande nappe blanche sur la table, puis choisir des assiettes très festives. On est précédemment allé faire un tour au jardin armé d'un sécateur pour y couper les branches qui formeront le centre de table. Y disposer ça et là des petits sapins enneigés ainsi que des photophores blancs.

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Et puis bien sûr des petites lumières un peu partout. Dans les branches de houx, sur la grille du tamis, sur la table.

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L'ESPRIT DE NOEL s'est confortablement installé devant la cheminée.

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Dehors , une lanterne, des bougies,  une pancarte ( dont j'assume complètement le côté très kitch ) et des hellébores accueilleront les visiteurs qui ne vont pas tarder à arriver.

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Une dernière photo. Tout est prêt. La soirée peut commencer.

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Le lendemain matin, le 25, c'est le moment tant attendu. Comme par magie, les cadeaux se sont amoncelés au pied du sapin. Instant très joyeux où on les ouvre chacun son tour, et où l'on découvre les jolies surprises imaginées par les uns et les autres. Une fois encore le Père Noël a été généreux. Vient ensuite ma petite tradition à moi : le petit déjeuner de Noël avec un Pandoro recouvert de sucre glace et de la marmelade d'orange au chocolat. Les trois mugs sur la table sont ceux des trois enfants Camille, Vivien et Chloé même si il en manque un cette année encore. Je croise les doigts pour l'an prochain.....

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Et voilà. Le Noël tant attendu est déjà fini. Il aura été doux, simple et chaleureux et tout à fait comme je l'avais imaginé.

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                          Nous nous retrouverons dans quelques jours et ce sera une nouvelle année.

                                                                         JOY

                                                                                MARIE *

PS : Message personnel à la personne qui laisse des commentaires sous le nom Ane audaim et fils. J'essaye à chaque fois de te répondre mais l'adresse mail n'est pas valide.

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19 novembre 2017

Des étoiles plein les yeux

                      Ce week-end j'avais rendez-vous avec deux magiciennes. De celles qui saupoudrent votre quotidien d'une poudre féérique et vous mettent des étoiles plein les yeux. Qui suspendent le temps et vous enveloppent dans un nuage de rêve. 

La première Rêves d'argile avait délaissé sa chère Provence pour venir nous présenter ses créations dans un écrin lui aussi de rêve, celui de Chantal au "Par hasard ou pas" sa toute nouvelle chambre d'hôtes de charme dans la campagne Normande.

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Cette photo du "Par hasard ou pas" date du mois de juin, j'ai malencontreusement oublié d'en faire une de l'extérieur et de jour cette fois-ci.

Une table est dressée. Mi -automne avec les bogues de châtaignes et l'épais tapis de feuilles sous la table. Mi-fêtes de fin d'année avec les bougies, les guirlandes lumineuses qui courent entre les verres et les assiettes ainsi que le mini araucaria en guise de sapin de Noël.

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L'endroit , une dépendance de la maison principale, est idéal, très sobre, très naturel simplement égayé par des guirlandes de fanions en tissu et par des nasses suspendues au plafond.

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Automne : citrouilles, glands et pomme de pin sur leur lit de mousse. Hiver : boules des fêtes déposées sur un lit de lichen . Argile noire émaillée de blanc ou argile noire brute ?

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Esprit Noël avec ces assiettes en forme d'étoile et ces petits moules à gâteaux qui me rappellent les petits sablés, pains d'épice, et friandises diverses que l'on savoure au moment des fêtes.

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Quand midi sonne, il est l'heure de rejoindre la grande maison dont les abords sont gaiement fleuris pour se retrouver tous ensemble. 

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Joie des retrouvailles entre blogueuses et instagrammeuses . Nous sommes si nombreuses que je ne saurais citer les noms tant j'aurais peur d'en oublier ! Un repas partagé dans la bonne humeur dans la salle du petit-déjeuner. 

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 Les rires fusent. On s'installe bien au chaud dans les grands fauteuils du salon, devant la cheminée pour papoter encore et encore.

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On s'attarde l'après-midi pour un vin chaud dans la cuisine.

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Sans oublier d'admirer au passage tous les détails qui font le charme de cette magnifique demeure.

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A la nuit tombée on n'aura pas envie de se quitter et la soirée se prolongera tard dans la nuit qui sera courte car il y a un autre rendez-vous de taille le lendemain matin...

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La deuxième magicienne c'est Sylvie de l'Armoire de Camille qui nous reçoit chez elle dans la campagne normande non loin d'Orbec. Un vélo décoré et de majestueuses suspensions nous accueillent . Plus loin il y a du gui ainsi que des bouquets suspendus sur le séchoir en bois.

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La porte de la grange franchie, c'est un pur émerveillement. Tous les ingrédients sont réunis : la nature avec les murs habillés de bois, les bouquets de branchages et les couronnes, les bottes de paille, la féérie avec des centaines de petites lumières disséminées un peu partout dans le décor, le raffinement avec ce lustre à pampilles, beaucoup de textiles, des créations, des étoiles........bref,   une  savante partition à quatre mains parfaitement orchestrée par Sylvie et son amie Karin venue des Pays-Bas qui a par exemple réalisé d'adorables maisonnettes noires et blanches ( remplies de gaufres ). Les yeux ne savent plus où se poser tant ils sont éblouis !

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Le lit et son empilement d'édredons me fait penser à celui du conte " La princesse au petit pois ".

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Mais ce que j'ai préféré c'est cette majestueuse forêt de sapins tous différents les uns des autres, imaginés et confectionnés par Sylvie et Karin.

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Changement de décor dans la petite pièce de l'autre côté du porche avec une ambiance très "Jeanne d'Arc Living ". Du blanc, du brut, du naturel, de l'ancien et toujours la fête des lumières !

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Des merveilles à profusion dont mes photos ne donnent qu'une petite idée. Il aurait fallu un billet deux fois plus long pour tout vous montrer !

Alors bien sûr, on repart de ces lieux enchanteurs avec les yeux qui pétillent encore et ces petites étoiles nous accompagneront tout au long de la semaine. Merci à Chantal d'avoir organisé pour notre plus grand plaisir cette belle rencontre. Merci à Mô d'avoir fait le déplacement depuis le sud de la France pour notre plus grand plaisir. Merci à Sylvie et Karin pour tant de beautés réunies en un seul lieu. Vivement les prochaines fois !

Si vous voulez découvrir ou re-découvrir des billets sur Rêves d'argile c'est ici pour une visite de l'atelier, et pour son stand sur le salon Argilla. Pour voir les précédentes ventes de l'Armoire de Camille c'est ici,  ou encore .

                                                            Je vous souhaite de faire de beaux rêves remplis d'étoiles !

                                                                                                 MARIE *

 

 

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12 novembre 2017

Esprit village

 

               Un temps bien gris aujourd'hui avec une pluie fine, froide et persistante . Assez d'être à l'intérieur ! Je vous emmène faire une petite balade à pied, par une belle matinée d'automne (c'était en octobre ) dans un joli village de Normandie.

              Allez hop, on chausse les bottes, et on quitte la chaumière bleue.

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On emprunte des rues bordées de haies. Il y a les joggeurs du week-end, les promeneurs avec leur paniers car la forêt est toute proche et même des cavaliers.

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Déjà, au loin, on aperçoit le clocher carré de la collégiale ( j'aime les clochers carrés ! ) qui domine la place du cloître vers laquelle nous nous dirigeons. Sur notre chemin, des maisons dans leur écrin de verdure mais aussi une grille qui ne s'ouvre sur rien avec ses piliers ornés de lierre.

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Nous voici arrivés sur la place qui baigne dans la quiétude. Voici la collégiale et son allée d'arbres qui forme une voûte. En face d'elle la mairie. Sur un côté le vieux presbytère qui a un petit je ne sais quoi qui me fait penser à l'Angleterre et au milieu les fonds baptismaux.

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Des fleurs curieuses se penchent derrière le portail pour essayer d'apercevoir qui vient les sortir de leur torpeur matinale.

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On emprunte ensuite l'allée derrière l'église, bordée d'une part d'un vieux mur en torchis, d'autre part d'un vieux mur en silex. 

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Derrière les murs, de belles demeures qui me font rêver avec souvent des colombages et puis des toits moussus, des granges et toujours des murs en torchis.

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On arrive enfin au vieux mur d'enceinte du village avec ses deux arches.

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Partout de belles demeures, souvent très protégées du regard, au bout d'une allée ou au fond d'un parc rarement offertes aux yeux des promeneurs, toutes témoins d'une splendeur passée.

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Mais les maisons que je préfère ce sont celles plus modestes que l'on devine, qui sont au bout de petits chemins ou qui disparaissent derrière des feuillages. C'est un village très secret !

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Il y en a une qui est à vendre. En traversant un petit champ, je m'en suis approchée pour la photographier, impossible de la voir de l'autre côté. J'aime bien sa forme arrondie ainsi que le bleu de ses boiseries.

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Tout près d'elle il reste ce bout de mur en torchis unique rescapé d'un véritable massacre : il y a quelques mois, un promoteur a acheté le terrain à côté de la maison pour y faire des constructions. Un matin, une pelle mécanique était à l'ouvrage, détruisant le mur long de plusieurs centaines de mètres datant il me semble du dix-septième siècle. La mairie est intervenue à temps pour stopper la démolition mais le mal était fait. Les trois-quarts du mur plusieurs fois centenaire n' étaient plus. Une action en justice pour ordonner la reconstruction du dit mur ne  me semble pas avoir abouti car depuis les travaux ont repris et trois maisons sont sorties de terre. Comment peut-on à ce point massacrer notre beau patrimoine ?

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La promenade touche à sa fin. Toujours les haie de part et d'autre des rues et puis de hauts talus. On passe près de la mare et dans un jardin je tombe en extase devant ces cloches de maraîcher .

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Au bout de la rue il y a le restaurant " Le manoir des saules" à l'architecture très particulière. De jolis oiseaux en terre vernissée sont perchés au faîte de ses nombreux toits.

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Retour à la chaumière bleue où une bassine garnie de pensées nous accueille.

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Avez-vous encore un peu de temps ? Je vous invite à venir prendre un thé au jardin, nous profiterons de la lumière dorée de l'automne.

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La balade vous a plu ? Venez la faire en vrai quand vous voulez , vous êtes les bienvenus à la chaumière bleue ! 

                                                                                        ENJOY

                                                                                               Marie*

 

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14 octobre 2017

D'eau et de lumière

                    Un dimanche d'octobre à Paris où l'on a décidé d'aller découvrir au Petit Palais le peintre suédois Anders Zorn. La ligne 13 en a fait un billet magnifique qui n'a fait qu'accroître votre envie. C'est l'ouverture et il n'y a pas grand monde. Ce lieu calme et tranquille est idéal pour une telle exposition. On viendra prendre un thé tranquillement dans le jardin intérieur à la fin de la visite et l'on goûtera la douceur et la quiétude de cette matinée.

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              De cet artiste brillant on pourrait retenir tant de choses. Son talent immense de portraitiste qui en fit l'un des peintres les plus reconnus de sa génération que ce soit chez lui en Suède ou à Paris où il vécut de nombreuses années. Ses innombrables gravures de personnes célèbres. Ses scènes de la vie parisienne. Ses scènes orientales. Ses scènes de la vie campagnarde chez lui en Suède. Il fallait cependant bien effectuer un choix parmi les quelques 150 oeuvres proposées.....

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             De cet artiste, j'ai donc choisi surtout de retenir l'eau et la lumièreLéger clapotis, ondulations, transparences, miroitement, sensation d'infini, douceur bleutée, ce tableau baigne dans le tranquille apaisement des fins d'après-midi d'été, celle où le regard se noie dans les profondeurs liquides, se laisse captiver par les reflets changeants. On pourrait presque tendre la main, la plonger lentement dans l'eau, la laisser dériver un peu et en fermant les yeux on entendrait les vaguelettes se briser très lentement sur le ponton où se tient la jeune femme en robe blanche. L'eau est comme un grand lac reposé qui invite à la rêverie. Le plus remarquable est que ce tableau, comme beaucoup d'autres oeuvres d'Anders Zorn est peint à l'aquarelle, technique oh combien difficile où la maitrise de l'eau est indispensable. C'est la dilution exacte de l'eau qui donne aux pigments leur légéreté et leur luminosité et permettra les jeux d'ombre et de lumière, les dégradés, la transparence et la sensation de mouvement.

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 Eau des rêves , eau des ports, la barque assoupie attend les bras vigoureux de la rameuse.

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Naïade, nymphe, néréide ou ondine, la baigneuse profite de la fraîcheur de l'eau. On la sent frissonner, elle hésite avant d'avancer un peu plus loin dans la rivière et cherche des yeux l'image que lui renvoie le miroir balbutiant dans le petit jour.

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Et puis les merveilleux jeux de lumière ou le soleil vient jouer à cache cache avec les feuillages printaniers et danser sur la robe de la jeune fille ce qui me fait inévitablement penser au peintre danois Peter Severin Kroyer.

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De très jolis jeux de lumière dans le sous bois et sur cette jeune femme dont la robe s'est malencontreusement accrochée aux branches d'un buisson épineux  (ma photo, de piètre qualité, ne permet hélas pas d'en saisir vraiment les contrastes ). Le peintre a choisi de saisir cet instant fugace plutôt que de figer son modèle dans une pose statufiée. Ailleurs, dans les jardins de l'Alhambra, un chat semble interloqué par le couple d'amoureux au beau milieu d'une exhubérance de fleurs blanches. Toiles où la nature est foisonnante et qui me font penser au peintre anglais John Singer Sargent. 

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 Lumière diffuse et beaucoup de douceur dans ces scènes de la vie quotidienne, la toilette et  le réveil.

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Et puis des cadrages très originaux, atypiques même. Les soeurs Swartz tout au fond de la toile. Le petit garçon absorbé dans son jeu complètement sur la gauche de la scène.Vue en plongée sur ce patineur entraîné dans un mouvement circulaire.

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Lyrisme et âme nordique toujours associés à la nature, au folklore et à la ruralité avec la gardeuse de vaches au milieu d'une forêt d'épicéas. 

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                Lorsqu'on repart d'une exposition que l'on a aimée, on a toujours l'envie d'en emmener une petite partie avec soi pour en prolonger encore un peu l'expérience, voire la magie ou l'émerveillement. Je reste toujours très longtemps dans la boutique à peser le pour et le contre : que ramener ? Souvent, comme cette fois, je choisis le catalogue de l'expo ou un livre sur l'artiste que je relirai plusieurs fois. Et puis bien entendu quelques cartes à disséminer ça et là dans la maison.

La jeune fille au milieu des arbres ( ce tableau me fait penser à Noël ) pose désormais dans la mousse à côté du champignon, création de mon amie Soupières et vieilles dentelles. La barque sur le lac en Suède et la jeune fille à la robe prise dans le buisson épineux reposent pour quelques temps dans une coupe en fil de fer. Et les jeux de lumière sur la jeune fille assise dans l'herbe font écho à la verdeur franche du pilea sur l'appui de la fenêtre.

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                Si tout comme moi vous appréciez les oeuvres d'Anders Zorn, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir les toiles de cette exposition unique visible au Petit Palais jusqu'au 17 décembre.

Je finirai en vous citant d'autres peintres admirables auxquelles les oeuvres de cet artiste m'ont fait penser à un moment ou un autre de la visite : Carl Willem Holsoe,  Vilhelm HammershoiJoaquin Sorolla ainsi que James Tissot  et qui valent le coup d'être découverts ou redécouverts.

 

  A BIENTOT

                                                                                  MARIE *

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31 août 2017

Noire était la forêt

            J'ai un peu joué les pigeons voyageurs cet été . Pour ceux qui me suivent sur instagram vous m'avez tout d'abord vue à Toulouse où j'ai bien profité de mon petit Ferdinand, puis au soleil du sud-est, où le crissement des cigales et la mer très bleue étaient au rendez-vous. Il y a eu finalement cette semaine en Allemagne dans le Hochswarzwald c'est à dire le sud du massif forestier de la Forêt Noire. Séjour impulsé par mon désir de me remettre à niveau en allemand, langue que je n'avais pas pratiquée depuis la terminale .

 Pluie, grisaille, froid ( 13 degrés ), un vrai temps de Toussaint  les premiers jours. Des forêts noyées dans la brume avec un petit côté fantastique limitant les promenades. On se serait cru au pays des légendes et des contes de fées....

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Dans de telles conditions, il fallait trouver d'autres occupations et il y en avait une qui, vu la région, s'est imposée d'elle même : faire un test comparatif des gâteaux " Forêt Noire ". Des couches de génoise chocolat alternant avec d'épaisse couches de crème et des cerises au kirch. Un délice. De ce fait la phrase allemande que j'ai du le plus prononcer a été : " Ich möchte einen tee und einen Stück Swarzwälder kirchetorte bitte "    Je n'oserai jamais vous dire le nombre de parts que j'ai goûtées mais une pratique intensive de l'exercice physique s'imposera dès la rentrée pour les éliminer !

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Autre activité : aller visiter villes et villages. Sankt Blasien par exemple avec son église au dôme majestueux, troisième dôme en Europe après Saint Pierre de Rome et les Invalides à Paris. Un intérieur somptueux où la blancheur du marbre vous éblouit presque.

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  Bad-Säckingen ensuite. Autre église , autre style. Fridolinsmunster et son intérieur grandioseument baroque.

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Des maisons aux murs peints .

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Un pont jeté sur le Rhin qui permet le passage à pied entre l'Allemagne et la Suisse.

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Un autre pont entre les deux pays quelques kilomètres plus loin à Laufenburg avec en prime le mariage d'un pompier.

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Ne pas oublier d'aller faire un tour à Freiburg la grande ville la plus proche et qui mériterait un billet à elle toute seule tant son centre est agréable. Avec toujours des maisons très colorées et donc très joyeuses.

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  Tourisme urbain agréable certes, mais quel bonheur de voir le soleil revenir au bout de quelques jours pour profiter au mieux de cette très belle région.

C'est à ce moment que je me dois d'avertir le lecteur : Cher lecteur, si tu es allergique à la vue d'un chalet en bois dégoulinant de géraniums et autres fleurs, PASSE TON CHEMIN ! Pour ma part, j'en suis tombée amoureuse au point d'en faire une véritable collection, beaucoup moins calorique que ma collection de Forêts Noire. Je les aurais volontiers tous photographiés. Voici donc un petit extrait de ma COLLECTION DE CHALETS

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J'ai admiré les piles de bois savamment rangées en attendant les rigueurs de l'hiver et profité des intérieurs tout de bois revêtus, un peu désuets certes mais très chaleureux.

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Et je me suis posée la question :  Mais que voulaient donc dire ces lettres et chiffres inscrits à la craie au dessus des portes ? 

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Il s'agit d'une jolie coutume locale. A l'épiphanie, des groupes d'enfants passent de maison en maison. Les maisons sont bénies et l'on inscrit à la craie la date , par exemple 20 et 17 pour 2017 . Les lettres  C, M et B signifient que le Christ a béni cette demeure amsi sont aussi les initiales des trois rois-mages , Gaspard ( Casper ), Melchior et Balthazar. Toutes ces explications obtenues à la suite d'une conversation dans mon allemand hésitant encore et plein de fautes !

Les chalets sont entourés d'alpages verdoyants, de forêts touffues, de lacs et de cascades, lieux propices à de belles promenades.

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Et puis d'adorables églises avec un petit bulbe en guise de clocher.

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Ce que j'ai le plus apprécié dans cette région en plus de la beauté des paysages et des villages exempts de toute pollution visuelle ( aucun panneau publicitaire ) c'est le calme absolu qui y régnait et la gentillesse des habitants. Un bel endroit pour passer des vacances très reposantes.

Un petit pincement au coeur en quittant le village de Todmoos où je me suis sentie si bien. 

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Je ne peux bien entendu vous laisser sans vous offrir quelque chose de typique de la Forêt Noire. Au choix je vous propose un Bollenhut, chapeau traditionnel à pompons rouges portés par les jeunes femmes non mariées ou un coucou en bois un peu kitch richement orné. A moins que vous ne préfériez un  de ces jolis champigons à vendre sur le bord de la route ?

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                                                            TSCHÜSS, BIS SPÄTER

                                                                                 MARIE *

 

 

 

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08 juillet 2017

Jardins

                   Le mois de juin , bien rempli comme à son habitude, a filé à toute allure. Premier jour de vacances et l'occasion de revenir en arrière sur une journée à Paris. Chloé devait y passer un oral d'admission ( oral d'admission à Sciences-Po Paris réussi ) et nous avons donc joint l'utile à l'agréable pour aller découvrir l'expo JARDINS au Grand Palais. L'envie était venue après le très beau reportage que La ligne 13 en avait fait. 

                  Une question posée dès l'entrée de l'exposition : " Le jardin, par nature changeant et impossible, n'est-il pas l'objet par excellence d'une exposition impossible ? " A priori, l'idée d'une exposition sur le thème des jardins ne me choque pas et j'ai même une idée assez précise de ce qu'elle doit contenir. J'aborde donc cette exposition avec une idée assez préconçue et m'attend à vivre une expérience  artistique, sensorielle , intellectuelle, visuelle et pourquoi pas olfactive.  Ce qui est annoncé à l'entrée : " Une promenade où le jardin réel est compris à la fois comme un ensemble botanique et une construction artistique ".

              Une immense fresque en trompe l'oeil - La fresque de la maison du bracelet d'or à Pompei 30-35 ap JC  -accueille le visiteur. Le jardin y est théâtralisé, mis en scène et figé dans un printemps idéal . Il s'agit d'un espace raisonné où la présence humaine est omniprésente.

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                  "Pour faire un jardin  il faut un morceau de terre et l'éternité ".

La terre tout d'abord avec cette étonnante bibliothèque riche de 400 prélèvements de terre effectués le long de la Loire de sa source jusqu'à son estuaire et qui composent un étonnant tableau mi- patchwork, mi- kaléidoscope dans une déclinaison de bruns, ocres, gris.

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   Le ciel , changeant toujours suivant le cycle des saisons et qui inscrit la nature dans l'éternel.

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Et puis les plantes bien entendu sans lesquelles il n'y aurait point de jardin. On découvre tout d'abord de merveilleux herbiers des XVème et XVIème siècles. Première tentative de l'homme de s'approprier la nature en la répertoriant, la classifiant, l'ordonnant, pour mieux en devenir son maître.

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Les aquarelles de fleurs et plantes succèdent aux herbiers, des plus anciennes aux plus modernes.

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Point de jardin non plus sans jardinier. Le jardinier est à son jardin ce que le peintre est à sa toile . Quand d'autres manient le pinceau ou le burin, esquissent, dessinent, peignent, sculptent, il s'arme d'un plantoir ou d'un sécateur, attrape l'arrosoir, sème, repique, bouture, taille. Il crée son oeuvre d'art à l'éphémère splendeur et avec humilité recommencera année après année.

Je dois avouer que j'étais un peu venue à cette exposition pour lui, pour le saluer, le jardinier peint par Emile Claus, peintre Belge, en 1885.

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La toile qui baigne dans la lumière est magnifiquement mise en valeur sur un fond noir et juste devant il y a un joli banc en bois arrondi pour s'asseoir et la contempler. Les visiteurs ne s'y trompent pas. Il est le clou de l'exposition. Peint avec une précision quasi photographique, le vieux jardinier vient offrir toute la délicatesse du monde dans le pot de bégonias qu'il tient dans ses bras et qui contraste avec la rudesse de ses traits.

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 Mais c'est aussi dans cette salle que j' ai trouvé le premier bémol , à mes yeux, de l'exposition. Une belle collection d'arrosoirs  anciens perchée tout près du plafond où il est quasiment impossible de la voir. J'aurais aimé pouvoir les admirer de plus près. Et puis des outils de jardin froidement exposés sur un mur blanc, on n'a pas envie de s'y attarder. Ils auraient mérité, tout comme les arrosoirs un autre traitement, une autre mise en scène. J'ai regretté également ne pas avoir d'autre portrait de jardinier.  Pourquoi ne pas avoir mis dans cette salle" Le jardinier Vallier " de Cézanne que l'on trouve à la sortie de l'exposition ? Cela aurait été plus logique. Le traitement de cette partie du sujet ne m'a pas semblé totalement abouti.

Suite de la visite avec une peinture qui ressemble fortement à une photo puis une enfilade de photos de jardins célèbres majoritairement des jardins anglais ( mes préférés ) et une projection d'un extrait du très beau film de Peter Greenaway " Meurtre dans un jardin anglais ".

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 En face des photos, des plans de jardins. Des figures géométriques, des lignes droites ou courbes qui délimitent des espaces raisonnés, organisés, symétriques où la nature ne pourra pas laisser libre cours à son exhubérance naturelle. C'est le jardin à la française par excellence qui oppose la rigueur de sa construction au savant fouillis du jardin à l'anglaise.

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Des jardins  codifiés où l'on on retrouve généralement les mêmes éléments : la clôture, la grille,  la haie, les chemins, le bassin, la fontaine ou le plan d'eau, folies, gloriettes, statues, la grotte, le labyrinthe et le centre d'où tout part et où tout arrive.

Une très belle évocation de la grotte dans cette exposition avec" La grotte bleue" de Jean-Michel Othoniel, petite merveille de verre. Plongée dans les entrailles de la terre, lieu où tout est diffus, où les bruits sont assourdis, la lumière parvient, lointaine et tremblotante. Lieu mystérieux, ombreux et minéral.

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J'ai également beaucoup aimé la présentation du tableau de Hubert Robert peint au 18ème siècle que l'on découvre au fond d'un trou ce qui renforce l'effet " grotte ".

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Je suis hélas restée sur ma faim quant aux autres composantes du jardin. J'aurais au moins aimé y trouver des statues, un labyrinthe, de l'eau, et sans doute des sons- gazouillis d'oiseaux, murmure de l'eau qui coule, bruissement des feuilles bercées par le vent- ainsi que des senteurs pour parfaire l'expérience.

Dernière partie de la visite, sans doute ma préférée. Une porte ouverte sur le merveilleux jardin d'Edouart Debat-Ponsan peint en 1866 qui me fait inévitablement penser au poème de Paul Verlaine "Après trois ans ".

                     Ayant poussé la porte étroite qui chancelle  Je me suis longuement promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.   Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chises de rotin...Le jet d'eau fait toujours son murmure argnetin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle   Les roses comme avant palpitent : comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue.   Même j'ai retrouvé debout la Velléda Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, -Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.

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Les jardins fleuris d'Ernest Quost,

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Les anthemis de Gustave Caillebotte déjà admirés l'an dernier au musée de Giverny, 

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Les soucis de Koloman Moser,

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Et le majestueux Parc de Klimt, réseau de touches jaunes, vertes, bleues, composant un kaléïdoscope multicolore. J'ai surpris une conversation entre deux visiteuses. L'une , qui visiblement n'aimait pas du tout ce tableau, se demandait ce qu'il faisait dans l'exposition et disait qu'il lui faisait penser à de la moutarde écrasée !!!!! Tout le monde ne perçoit pas les choses de la même manière, c'est une évidence !

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J'ai rapporté deux livres de cette visite, un sur Emile Claus pour découvrir un peu plus l'oeuvre de ce peintre, jusque-là inconnu de moi et un petit dictionnaire amoureux des jardins d'Alain Baraton, expert en la matière.

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Puis j'ai retrouvé la chaumière bleue et ses fleurs. Pivoines, lysimaques et les premières roses en juin. Explosion généreuse et colorée des roses trémières en juillet.

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Il est temps de vous laisser en espérant que vous avez aimé me suivre dans cette exposition, sans oublier de vous remercier pour tous les adorables messages et les petits cadeaux que vous m'avez adressés lors de la naissance de mon petit Ferdinand .

 

                                              Profitez bien du soleil et des belles journées d'été et visitez de beaux jardins si vous le pouvez !

                                                                               M A R I E *

Posté par marie agapanthe à 19:49 - Commentaires [25] - Permalien [#]