Marie et les agapanthes

31 août 2015

Le prisonnier

                         A l'heure de la rentrée j'avais envie de faire un petit retour en arrière sur mes vacances du mois de juillet. Vous vous en souvenez peut-être, à l'époque je me trouvais en Angleterre dans le Lake District , où il faisait vraiment mauvais temps. Un temps si mauvais que la région fut donc abandonnée au profit d'un endroit plus clément, un peu plus au sud, au Pays de Galles.

 

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                         Tomber sous le charme du petit village de Beddgelert dans le massif de Snowdonia. Des maison de pierre, une rivière qui traverse le village, un magasin d'antiquités qui se transforme en restaurant le soir ( à ne manquer sous aucun prétexte ), des montagnes, des lacs et le tout sous un ciel enfin sec et bleu le tout agrémenté d'une pointe de soleil. Bref, le rêve !

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                       Et puis tout à coup, en regardant une carte de la région, se rendre compte qu'on se trouve juste à côté de Portmeirion, un nom qui fait aussitôt tilt : le village où a été tournée la série "Le Prisonnier ".

                       Qui se souvient  du Prisonnier?

                       Série britannique culte, totalement kitsch, datant de 1967 et diffusée en France à la fin des années 70 . Une série qui me fascinait autant qu'elle m'angoissait : A la suite de sa démission, un agent secret  se réveille un jour dans un village très esthétique et prétendument idyllique qui semble être fait de carton pâte et dont il ne peut sortir. Dans ce village tout n'est qu'illusion.  Les habitants ont des accoutrements chamarrés, arborent chacun un badge numéroté les identifiant et se saluent par un " Be seeing you ". Qui sont les geôliers, qui sont les captifs ? La vie se réinvente autour de jeux, parades, semblants et faux semblants, jeux du chat et de la souris.  Notre héros, le numéro 6, incarné par Patrick Mac Goohan clame sans relâche haut et fort " I am not a number, I am a free man" et n'aura cesse de chercher à s'évader. Mais dans le village, toute vélléité de fuite est aussitôt écrasée au sens métaphorique comme physique du terme par le Rôdeur, une énorme boule blanche qui surgit hors de la mer accompagnée d'un terrifiant rugissement.

 

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               Portmeirion est en fait un magnifique village créé de toute pièce en 1925 par Sir Clough Williams-Ellis qui voulait bâtir un lieu parfait. Inspiré de Portofino en Italie, Portmeirion a des allures méditerranéennes avec ses belles demeures colorées à l'architecture italienne , avec sa riche ornementation gréco-romaine et sa végétation luxuriante.

 

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            Se promener dans Portmeirion, c'est déambuler au sein même de la série, en retrouver les lieux emblématiques. Beaucoup de visiteurs pour cet endroit atypique qui n'est pas habité mais dans lequel on peut séjourner car il y a un hôtel sur la plage.

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             Le dôme est la résidence du numéro 2 qui dirige le village. Il est maître de la surveillance, chargé de soustraire des informations ( qu'il n'obtiendra jamais ) au prisonnier et reste en contact étroit avec un mystérieux numéro 1 duquel il reçoit ses ordres.

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         Les habitants du village se regroupent souvent, contraints et forcés , autour de la Piazza centrale pour des concerts, jeux d'échecs grandeur nature ou autre manifestation dont les tenants et les aboutissants sont en général mystérieux au premier abord mais participent toujours de jeux de manipulation orchestrés par les gardiens qui donnent lieu à des comportements excentriques.

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  La maison du Prisonnier est bien là, celle qui est rose et arrondie au milieu de la photo.

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      Le village est au bord de la mer et ressemble à une très jolie station balnéaire où tout est pensé et prévu pour le bien être et les loisirs de ses occupants. Il a tout du lieu innocent et sympathique pour passer le week-end.

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     Je ne vais pas vous étonner en vous disant que j'ai énormément apprécié la visite de Portmeirion. Il faisait beau et doux dans les rues escarpées et cela m'a forcément donné l'envie de revoir la série. 

    Pour la  retrouver  ou pour la découvrir je vous propose donc de visionner  le générique  dans lequel on voit la démission, le kidnapping et le réveil du Prisonnier dans le mystérieux village . 

 

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           Bien sûr au premier abord la série semble complètement datée. On sourit devant la profusion de gadgets emblématiques des années 60 et 70 , l'obsession pour les expériences scientifiques sur le cerveau , la personnalité  et les techniques de suggestion mentale, la domotique etc etc...

          Mais à bien y réfléchir, au delà de son aspect kitschissime, la série ne serait-elle pas résolument moderne ?

          Car le village est bel et bien un cauchemar, un univers carcéral sans barrière apparente qui ressemble à une cage dorée où la liberté n'est qu'illusoire.  L'homme y est victime d'un système absurde dans lequel il est constamment surveillé à la manière d'un Big Brother façon 1984. Pour survivre il doit éviter de tomber dans les pièges qu'on lui tend sans relâche et ne peut compter que sur lui même car il ne peut faire confiance à personne.  

         Le prisonnier, c'est l'histoire d'une guerre physique et psychologique entre un individu et un système totalitaire. Un individu qui va refuser d'être fiché, classé et de perdre son identité. Et je ne peux qu'être d'accord avec ça....

 

         A retenir et à faire siennes,  ces quelques phrases prononcées par le prisonnier :

            "I will not be pushed, filed, stamped, indexed, briefed, debriefed or numbered ! My life is my own ! I am not a number, I am a free man !

                                               Be seeing you ,

                                                   Marie *

                   

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11 août 2015

Rêves d'argile

 

                        R E V E S .   Le premier mot est à lui tout seul une invitation au voyage dans un imaginaire, dans une beauté idéale. Il est la représentation de nos désirs,  de tout ce qui recèle des qualités essentielles à nos yeux .

                        A R G I L E . Le deuxième nous enracine dans la terre. Mais pas n'importe quelle terre. Une terre meuble et imperméable. Hydratée, elle devient malléable et peut-être mise en forme. Après séchage puis cuisson , elle devient solide de manière permanente. Une terre noire, chargée en  fer et en manganèse, plus difficile que les autres à travailler.

                       L' A R T I S T E. Un sourire large et radieux qui illumine son visage. Joie de vivre, créativité et générosité même. Le talent conjugué à l'humilité, c'est elle, c'est M O qui de ses mains habiles façonne ses rêves . Mô c'est Rêves d'argile et Rêves d'argile c'est Mô !

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                    Et ce week-end, c'était justement le moment d'aller à sa rencontre . Sur son stand du salon Argilla, un salon international qui se tient tous les deux ans à l'heure de l'été dans la petite ville d'Aubagne.

 

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                 Ce que j'aime dans les oeuvres de Mô, c'est ce blanc très pur qui laisse cependant entrevoir le noir de la terre qui se cache sous l'émail. Que dirons nous ? Céramiques ? Poteries ? Je ne sais pas le terme exact mais pour moi elles représentent la Provence loin des couleurs " flashy" que l'on propose d'ordinaire aux touristes. Une Provence très élégante mais qui se marie avec la vie de tous les jours. Assiettes, bols, pichets,  coupes, ramequins... empilements, déclinaisons et collections...

               

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Gobelets, petits moules, couronnes, étoiles, couvercles, planches à découper. 

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Les légumes de la Provence, des colliers réalisés avec la complicité de Rêve de lune, des poissons, des petits lapins et des religieuses dans lesquelles on a la tentation de croquer !

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 Des bouquets de fleurs fraichement cueillies agrémentent ça et là le stand de leurs notes pastelles.

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 Une bien fière rangée de vases Médicis restés bruts, couronnés chacun d'une boule sur laquelle le soleil jouera à cache cache toute la journée.

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Pourra- t'on jamais égaler la pureté de cette boule si belle et si blanche ? Longtemps mon regard restera  posé sur elle.

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Tout comme sur le bord de ce pot, teinté d'élégance et de raffinement.

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Mention spéciale pour celui-ci, façon boite de conserve, qui accueille des pinceaux.

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Mais mon coup de coeur sera indéniablement cette suspension que j'imagine sans peine dans une chambre.

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M O, avec Irma ( Soupières et vieilles dentelles ) , nous avons élu à l'unanimité ton stand, plus beau stand du salon Argilla 2015 ! 

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Et nous te disons M E R C I pour tout le Beau que tu nous offres et aussi parce que tes rêves ont su rejoindre les notres.......

Une dernière image ? Une étoile toute simple qui annonce ( mon petit doigt me l'a dit ) une vente éphémère avant la période des fêtes, quelque part, dans le sud.

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Faites de beaux rêves......d'argile !

M A R I E *

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24 juillet 2015

Suivre Beatrix

                       Vous l'aurez sans aucun doute remarqué, j'ai une affection particulière pour les îles britanniques et je m'y rends assez souvent. Chose normale, vu que l'anglais, finalement, c'est un peu mon " fonds de commerce"  et que pour les besoins de mon travail il m'est nécessaire de me rendre fréquemment sur les terres de sa très gracieuses majesté.

                      Depuis fort longtemps déjà on m'avait vanté les beautés du Lake District, région située au nord ouest de l'Angleterre. J'y avais appris en classe de cinquième ( c'est bien loin tout ça ! ) que les anglais aiment à s'y rendre à la période de Pâques pour y voir des "daffodils " ( jonquilles en français ) immortalisées par le très grand poète William Wordsworth précédemment cité sur ce blog et dont le nom est irrémédiablement associé à la région.

                      Point de "daffodils " en ce mois de juillet, mais bel et bien des lacs, des montagnes et des murets de pierre. ( Ne pas se fier à la couleur du ciel , ces photos ont été prises lors de l'une des deux seules journées de soleil qu'il y a eu, le temps ayant été exécrable presque tous les jours )

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                  C'est dans cette région très pluvieuse mais néanmoins splendide qu'a choisi un jour de s'installer Beatrix.

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                     Née en 1866, Beatrix était une jeune fille timide et solitaire douée d'un réel talent pour le dessin et l'aquarelle.  Le monde imaginaire de Beatrix était peuplé de toutes sortes d'animaux : lapins, souris, renards, écureuils, hérissons et bien d'autres. De sa plume, sur une lettre adressée à un petit garçon malade, naquit un jour Peter.

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                      Peter habitait avec ses soeurs Flopsy, Mosy et Cotton Tail dans un terrier sous un gros arbre.

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                  Sa mère lui avait bien défendu de se rendre dans le jardin de Mr Mc Gregor , mais comment résister à l'attrait de carottes croquantes et juteuses et de laitues douces et sucrées ? 

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                  Et puis , quel lieu attrayant que ce grand jardin à explorer et que cette serre où un petit lapin polisson peut se cacher à loisir !

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                      Lieu de grosse frayeur également quand le petit lapin polisson se retrouve emmêlé aux mailles du filet qui protège les groseilles à maquereaux.

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               Et échappe de peu à Mr Mc Gregor.   

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                  Peter réussit finalement à s'enfuir, mais Mr Mc Gregor a victorieusement accroché en guise de trophée  sa veste bleue et ses petites chaussures. Un jour, il lui faudra venir les récupérer.....

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                 En 1902, 8000 exemplaires de "The Tale of Peter Rabbit " furent publiés et immédiatement vendus. Avec les bénéfices de la vente, Beatrix acheta Hill Top Farm dans le village de Sawrey, situé dans son cher Lake District.

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                          Se promener dans le village, c'est un peu se promener dans les histoires de Beatrix. On passe devant Anvil Cottage qui apparaît dans " The Tale of Samuel Whiskers "

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                       La boite aux lettres où Peter poste son courrier,

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                L'ancien magasin " Ginger and Pickles " dans "The Tale of Ginger and Pickles "

 

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                    Le pub Tower Bank Arms que l'on voit dans "The Tale of Jemima Puddle-Duck"

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                   Ou encore le jardin de Buckle Yeat, représenté dans " The Pie and the Patty-Pan".

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                        A Hill Top, Beatrix est toujours là, bien présente.

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        Elle a laissé son chapeau sur une chaise, son tricot sur la table et son lapin Benjamin dans un panier sous la table           ( Photos volées car il est formellement interdit de prendre des photos à l'intérieur de Hill Top !!! )

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                        Merveilleuse Beatrix qui nous a légué une oeuvre inestimable. Des aquarelles à profusion, des histoires et surtout un monde enchanteur et enchanté qui continuera de ravir petits et grands pendant très longtemps encore.... 

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                        C'est là que je vous laisse. Je suis invitée à aller prendre le "Tea" avec Beatrix ! Peut-être aurons-nous la visite de Peter ? Qui sait ?

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            WITH A HOP, A SKIP AND A JUMP

 

                                          MARIE* and Beatrix

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05 juillet 2015

Sunshine

                         De retour le soleil , les longues journées, le ciel bleu,  la lumière, les couleurs, les soirs qui s'éternisent....

Il y a comme un semblant d'insouciance dans l'air qui rend les choses plus légères. Il y a soudain plus de sourires, des envies qui renaissent, des promesses de temps retrouvé. 

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                  Des portes poussées sur des jardins secrets.

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                Des bouquets de fleurs , agapanthes mes amies ,

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                Et des fraîcheurs de fruits...

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                      Gommées les morosités passées, les nuages sont étoilés et accompagnent ce début d'été.

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                                Des aiguilles, du coton, du ruban imprimé ( Par un beau matin d'hiver ), un pot à semis pour des bricolages de saison.

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                           Découvert, ce nouvel atelier-magasin à Elbeuf  sur Seine " Sur la voie des anges ". Il y a si peu de jolis endroits dans cette ville peu plébiscitée qu'il était important d'encourager cette initiative ! Des cadeaux naissances aux couleurs hyper vitaminées, un peu de déco, des bijoux. C'est là que j'ai déniché mes boucles d'oreilles nuage.

                           La voie des anges, 84b rue du Neubourg. 76500 Elbeuf, à retrouver sur facebook

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                      Vous avez été très nombreuses à laisser de chaleureux messages sous mon dernier billet. Merci pour ces témoignages d'amitié. J'en ai été très touchée . Je ne vous ai pas répondu de manière individuelle mais sachez que chaque message a été lu avec attention et émotion et restera gravé dans ma mémoire........

                     Et puis il restait le tirage au sort du petit lapin pour mon anniversaire de blog. 

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                                Ce dernier sera accompagné du carré tricoté blanc que je vous ai montré plus haut ainsi que d'une paire de boucles d'oreilles nuages blanche. Sans qu'il ne sache pourquoi, j'ai demandé à Vivien de me donner un nombre au hasard. Il m'a donné le nombre 16 qui correspond au  commentaire d'Aurelia de La porte blanche ( Coïncidence ? mon billet a été écrit le 16 mai  ). Aurelia, je te contacte rapidement pour te faire parvenir ces petits présents . 

                           Voilà,  il est à présent temps de vous laisser en espérant que demain sera un :

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                               Pour ma part, je file préparer mes bagages.......

 

                                                                 SEE YOU SOON !

M A R I E *

 

 

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29 mai 2015

Il s'appelait André

                          Il s'appelait André.

                          Il était né à l'époque où les petits garçons posaient en costume marin devant le photographe, enfants sages comme des images, enfants obéissants. Un enfance en culotte courte à courir dans les champs quand on n'était pas à l'école, école des filles, école des garçons. Le dimanche soir c'était vêpres pour tout le monde, plus tard, la communion solennelle, noeud de mousseline blanche autour du bras. . Le jeudi apprendre à nager dans la Garonne sous la surveillance des plus âgés. Les vacances chez les grands-parents dans un minuscule petit village des Pyrénées. L'eau du lavoir qui coule sans discontinuer, colporteurs et marchands ambulants.

                          A l'époque, c'était plutôt le certificat d'études puis le travail. Pour lui, le lycée, l'internat pendant la guerre puis les études dans la grande ville tout en travaillant bien sûr. Une vie loin des Pyrénées et du petit village. 

                          Des souvenirs . Les dimanches matins avec lui en longues promenades dans la forêt, en vélo ou à la pisicne. Plus tard, les conversations sur la littérature ou l'histoire.

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Avril 1964

 

                                Après une année de séjours à répétition à l'hôpital, André s'est étient paisiblement hier matin. Dans quelques jours il rejoindra pour toujours le tout petit village perdu dans les Pyrénées.

                                 Il s'appelait André et c'était mon papa......

 

                                                                                                                MARIE *

               Merci d'avoir fêté avec moi mon anniversaire de blog sur mon billet précédent. Cette fois-ci, je ne pourrai répondre à vos commentaires.

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16 mai 2015

Conte de printemps

                        Avec les beaux jours, maisons et jardins se réveillent, sortent de leur douce hibernation, secouent les poussières qui s'y sont insidieusement déposées , revêtent leurs habits tout neufs et nous invitent à venir leur rendre visite. La porte s'était refermée juste avant Noël sur la jolie maison dans la campagne Normande ,. Il était temps d'y revenir !

                      Les fleurs ont poussé, les parterrres sont colorés, cloches à semis, pots, arrosoir en zinc sont sortis. Tout est signe d'une activité fébrile au jardin et l'annonce de journées douces à venir. 

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                           Sous les feuillages et la verdure, la banquette promet de passer l'été entre la lumière et l'ombre , entre la chaleur et la fraîcheur , mais toujours au milieu d'inflorescences et de senteurs florales. Les guirlandes de fanions qui entremêlent dentelles délicates et toiles anciennes, donnent un petit air de fête au jardin. 

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 On s'alanguira sur le lit de fer aux coussins rouges pour lire, ou rêver, bien installés sous les frondaisons où se cachent des rubans de lin, de chanvre et de coton.  

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 On s'installera peut-être sur le fauteuil en rotin à moins qu'on ne décide de sortir pinceaux et aquarelles pour saisir cet instant, aussi précieux que le plus merveilleux des bijoux.

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                  Puis, on dressera la table pour les invités qui arriveront le soir. On sortira les assiettes en porcelaine ornées de violettes, et on mettra sous cloche les délicates tiges de l'asparagus. 

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Dans ce jardin baigné de lumière, les enfants courent. Petites filles en robes légères, cheveux au vent, petits garçons qui jouent à cache cache au milieu des bassines et des seaux en zinc, des bouquets d'ombellifères, des dames jeanne ou des brassées de fleurs roses, pieds nus dans l'herbe si verte, avant d'aller s'endormir les joues rosies et le sourire aux lèvres.

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                  Si le temps est trop frais, la soirée se passera dans la grange. Il faudra rentrer les lampions pour les suspendre juste à côté du lustre et  disposer ça et là des bouquets de fleurs champêtres .

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                   Puis on allumera les guirlandes lumineuses et on se laissera sans doute gagner par une douce somnolence au creux du fauteuil blanc.

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                     On admirera sans retenue aucune, les champignons, les coussins, les cales-porte et les Mason jars,  créations de  la boutique Smile pour l'Armoire de Camille.

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            Les miroirs réfléchiront l'image de la soirée qui se prolongera tard dans la nuit.

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                     Et si l'on préfère, on pourra s'intaller dans le petit salon voisin où  les teintes se sont faites douces pour l'arrivée de la belle saison. Du rose, du mauve tendre, du blanc, de l'écru.

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                         De ces moments passés dans ce lieu privilégié, au moment de partir, on emportera une couronne de gypsophile qui nous donnera l'envie d'y revenir une fois encore. ( couronne réalisée lors de l'atelier organisé par Karin )

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         C'était hier à Meules pour la vente éphémère de l'Armoire de Camille sur le thème de la brocante au jardin. Vous pouvez encore y aller demain dimanche 16 mai. Au lieu dit Le Boissard , 14290 , Meules.

 

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          De cette vente j'ai rapporté un joli petit lapin qui s'était posé sur la banquette du jardin.

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  Ce lapin est pour l'une d'entre vous. Pourquoi ? Tout simplement parce que mon blog a fêté ses quatre années d'existence le 18 mars dernier. Quatre ans déjà ! Je ne suis pas toujours très présente à cause du manque de temps mais pourtant je tiens à ce blog. J'aime venir y écrire, y déposer des photos et surtout vous rencontrer car sans vous rien n'est possible ! Et puis, avec ce lapin,  j'avais envie de vous offrir un peu de cette journée extraordinaire passée dans le décor de rêve imaginé par Sylvie et Pierre.

Pour le gagner ( ainsi que d'autres petites surprises ), rien de plus simple : il suffit de déposer un commentaire sous ce billet jusqu'au 31 mai. Bonne chance !!!

 

A très bientôt ,

MARIE *

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10 avril 2015

Quand Buda rencontre Pest ( la fin ! )

              Pour mon dernier billet sur Budapest , je vais....

Part 4 : Oser la couleur !

             Un parcours coloré à Budapest commence forcément aux Halles Centrales. Dans ce grand marché couvert autant fréquentés par les hongrois qui viennent y faire leurs courses que par les touristes en quête de souvenirs teintés de folkore local ( boites en bois , oeufs peints, foulards brodés... ), la couleur rouge domine avec le PAPRIKA !

 

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 Sa couleur s'accorde parfaitement avec les déclinaisons de rouge des saucissons pendus aux étals voisins.

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Jaune, ocre, orangé, brique pour les églises serbo-orthodoxes ou les maisons que l'on trouve dans certaines rues de Buda ou dans la pittoresque localité de Szentendre , ancienne ville médiévale sur les rives du Danube à une vingtaine de kilomètres de Budapest.

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                    Du multicolore au musée Vasarely. Ma découverte de l'artiste hongrois Victor Vasarely ( 1908-1977 ) remonte à bien longtemps. Premier contact en 1976 lors d'une sortie scolaire à Gordes avec la visite d'une exposition consacrée à l'artiste. Un style inconnu pour moi à l'époque. Des formes géométriques, des effets d'optique, de l'illusion, j'ai adoré.  Et puis mon entrée à la fac de lettres de Montpellier en 1980 et deuxième rencontre , les grilles de la fac ayant été dessinée par Vasarely lui même. Impensable donc pour moi de ne pas aller lui rendre une troisième visite chez lui, à Budapest.

J'avais très envie de faire découvrir cet artiste à Chloé et elle a beaucoup aimé. Nous avons eu le musée pour nous toutes seules : un musée clair, spacieux, moderne, bien agencé, et deux visiteuses ! ( Je me suis d'ailleurs demandé comment ce musée pouvait financièrement tenir le coup. Nous avons payé l'entrée environ 3 euros à deux, nous sommes restées seules dans ce musée pendant une heure et demi environ et avons compté près d'une quinzaine de membres du personnel ! )

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 Finir par le bleu avec une petite histoire sans paroles :

                          " L'histoire du petit parapluie bleu qui attendait sur un embarcadère " 

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                             Quelqu'un aurait-il l'envie de la raconter l'histoire ce petit parapluie bleu ?

 

Le voyage s'arrête ici, sur l'embarcadère de Szentendre. Je vous retrouve bientôt pour un billet plus déco. En attendant, je serai contente sur simple demande de vous transmettre toutes mes adresses et visites sur Budapest .

 

 

                                                 

                                                                          SEE YOU SOON 

                                                             MARIE *

 

Posté par marie agapanthe à 14:24 - Commentaires [22] - Permalien [#]

30 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest ( encore la suite )

Part 3 : Inscrit dans la pierre.

                Je ne cesse de le répéter depuis des années : une ville ça se visite aussi et surtout le nez en l'air ! Il y a tant de choses à lire sur les pierres des façades. Au delà des éléments architecturaux propres à une époque, on y décele aussi la trace des histoires personnelles, des gens qui ont occupé les lieux et on touche d'un peu plus près l'âme de la ville. Je reconnais que cette marotte confère un caractère assez drôle à toute visite urbaine de ma part et qui fait beaucoup rire ma fille. Je me retrouve souvent le cou complètement dévissé, à scruter ce qu'il y a "  la -haut " ! Je renverse ma tête le plus en arrière possible pour essayer de prendre LA photo qui traduira le mieux ce que je vois et ce que je ressens. Pas toujours facile, pas toujours évident, pas toujours de grande qualité non plus ! Mais vraiment, il me semble que je passerais à côté de choses essentielles si je ne le faisais pas......

Bien sûr, à Budapest, je n'ai pas manqué de m'adonner à ma gymnastique préférée en passant devant des façades qui me faisaient penser à des châteaux avec une touche de gothique, un soupçon de rococo, de la dentelle de pierre et des toits compliqués à souhait. Cachaient-elles des salles de bal immenses ? Des chambres à coucher de princesse ? Des appartements somptueux autrefois habités par de grandes familles ?

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Des coquilles, des colonnades, des bas-reliefs, des statues, des coupoles et des fenêtres en ogive. De l'ornementation à foison témoignage d'une époque où les hommes , architectes ou commanditaires de l'édifice, voulaient à tout jamais inscrire leur histoire personnelle dans la pierre.

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J'ai aimé la solitude de ce jeune garçon tenant une oie dans ses bras, tout seul sur l'immensité de la façade d'un bâtiment très représentatif du style art déco en vogue au début du vingtième siècle.

 

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Une mosaïque au coin d'une rue, plaçant peut-être la maison sous la protection de Marie ?

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 Autre maison, autre protection divine.

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Art Nouveau pour la Caisse d'épargne postale construite en 1901. Son toit vert est orné de majoliques et sa façade ornée de motifs  floraux. 

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Toujours Art Nouveau pour cette maison étroite, richement ornementée. De l'or ( encore ), des têtes sculptées faisant penser aux masques du théâtre antique. Qui donc s'était fait construire une telle maison ? Qui y a vécu ? Que dissimulaient à la vue des passants ces très grandes fenêtres ? Des élégantes en tenue de soirée se préparant pour une soirée à l'opéra ?

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Un personnage massif, taillé dans le bloc de pierre, brut et solide, soutient le balcon d'une autre maison. Il n'est que l'un des nombreux figurants appartenant à l'immense armée de cariatides qui soutient les édifices de Budapest.

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 Celui- ci avec ses grandes moustaches tombantes ressemble aux fiers guerriers magyars que l'on voit représentés dans le musée d'histoire de la ville ou dont la statue orne la place des Héros.

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 Des figures féminines aux courbes arrondies en guise de bas-relief,

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ou des naïades accrochées à la proue d'un bateau.

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Mais ce que j'ai préféré ce sont les marques du temps qui impriment leur propre poésie sur les murs de pierre du plus beau des palais ou de la plus simple des maisons.

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 Kazinczy utca annonce l'entrée du quartier juif.

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C'est dans ce quartier sans doute grouillant de vie autrefois que le temps a laissé sa plus belle empreinte,  traces de couleur s'écaillant peu à peu, composant d'improbables tableaux. A l'emplacement de l'ancien ghetto de Budapest, beaucoup de très belles maisons sont aujourd'hui à l'abandon dans un état de décrépitude totale. On imagine sans peine le cri des enfants jouant dans la rue autrefois, les ménagères devisant sur le pas de leur porte, les hommes dans leurs petites échoppes. Mille vies entrecroisées qui résonnent encore aujourd'hui dans les rues de ce quartier toujours si vivant aujourd'hui. C'est à Pest et c'est là que l'on sort le soir, que l'on trouve les restaurants et les ambiances les plus sympas. C'est là qu'il est si agréable de flâner.

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 J'y ai trouvé mon restaurant préféré  : le Mazel tov. Il s'est installé dans une maison très délabrée ouverte sur une cour aujourd'hui couverte et cultive le style " en ruine"  Concept innovant , le style " en ruine" caractérise un immeuble en ruine désaffecté qui a été investi pour y installer soit un bar, soit un lieu où l'on écoute de la musique soit un restaurant. On trouve de très nombreux bars " en ruine" dans le quartier juif de Budapest. L'aspect délabré du bâtiment est soigneusement entretenu tout en sécurisant l'édifice.

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Du brut, de l'indus, des lumières qui semblent flotter dans les airs, des suspensions d'usine au dessus du comptoir,des graviers au sol, des tables et des chaises de jardin aux assises en chanvre.

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Nous y avons goûté une cuisine très parfumée et bénéficié d'un service parfait, chose pas toujours évidente en Hongrie. Car il existe un point bel et bien négatif à ce pays et ce sont les hongrois eux-mêmes. Quasiment partout, nous avons eu affaire à des gens peu agréables, peu sympathiques, pas souriants du tout, voire carrément hostiles vis à vis des étrangers. Que ce soit aux guichets des musées, dans les transports en commun, dans les magasins....  Quelques exceptions dont on se souvient forcément et une de taille : au Mazel Tov  avec des personnes agréables, communicatives et souriantes, ouvertes aux autres ! Un vrai bonheur ! Une adresse à retenir : Akacfa utca 47 . Compter de 8 à 9 euros par personne pour un plat, un dessert et une boisson non alcoolisée.

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Fin de la balade pour aujourd'hui. Je vous retrouverai pour un dernier billet très prochainement.

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A suivre donc....

 

BE HAPPY !

MARIE *

Posté par marie agapanthe à 19:10 - Commentaires [24] - Permalien [#]

22 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest ( suite )

                    

Part 2: Toute d'or parée :             

             Très vite, ce qui frappe à Budapest c'est la magnificence et la flamboyance qui se dégage des lieux que l'on visite. La très riche ornementation, les fresques, les sculptures et l'omniprésence de l'or.

Première étape dans Matyas Templom. Des couleurs chaudes et une profusion d'or pour orner les murs et les voûtes. 

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   On vient y saluer l'impératrice Sissi, tant aimée des hongrois.

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 Deuxième étape dans la basilique Szent Istvan où une portion du ciel vient éclairer les allégories sous la coupole. Encore de riches ornements dorés.

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Troisième étape dans la grande synagogue de Dohany utca. Plus grande synagogue d'Europe dont l'intérieur ressemble curieusement assez à celui d'une église.  Dans une synagogue orthodoxe, l'autel est au milieu et les fidèles autour. Ici, au fond, l'arche de l'alliance, le rideau bleu qui cache les rouleaux de la Torah que l'on ne peut toucher avec les doigts. Il faut se servir d'une espèce de baguette se terminant par une main et un doigt qui pointe le texte à lire.

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 Et les lourds chandeliers à 12 branches symbolisant les 12 tribus d'Israël d'or revêtus.

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La communauté juive de Budapest représente à l'heure actuelle environ 100 000 personnes contre plus de 700 000 avant la guerre et la Shoah. Alors l'émotion vous étreint et le silence se fait lorsque vous posez vos pas dans le jardin du souvenir, que vous lisez les dates inscrites sur les tombes pour arriver devant la stèle en l'honneur des justes, que vous découvrez le nom de Raoul Wallenberg en haut de la liste, celui qui a sauvé tant de vies...

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Quatrième étape lors d'une soirée à l'opéra pour la représentation du ballet "Manon".  Rien à envier au Palais Garnier à Paris . Tout y est : les hauts plafonds en caisson ornés de fleurs dorées ou de fresques, les lustres brillants de mille feux, le majestueux escalier en marbre ainsi que le lourd rideau de velours rouge.

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Dernière étape au New York café. Si Budapest cultive la tradition des grands cafés comme lieu de débats, de création et de culture, refuge de journalistes et d'écrivains, le plus emblématique de tous est probablement le New York café. Datant du 19 siècle, s'enorgueillissant d'être le plus beau café du monde, il cultive l'élégance et le raffinement dans une débauche de stucs, de marbre et de dorures lui donnant des airs de palais princier. On y fait une pause hors de notre temps tout en  savourant un chocolat chaud couronné d'un dôme de chantilly.

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Si possible, il faudra essayer de se trouver une place à l'étage, tout près du piano. Il y aura une belle vue sur la salle en dessous de vous et vous serez encore plus saisis par la magnificence des lieux. 

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Dans un style complètement différent, moderne teinté d'une touche de classicisme, vous admirerez la très vaste cour intérieure avec ses canapés confortables, si lumineuse qu'elle semble baigner dans de l'or pur.

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 La balade se termine ici pour aujourd'hui et le rideau se referme sur les ors de Budapest mais cette dernière n'a pas fini de dévoiler ses trésors....

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                                                                                                             ( Vigado de Pest )

A suivre, 

 

                       M A R I E *

 

Posté par marie agapanthe à 18:27 - Commentaires [33] - Permalien [#]

12 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest

                        Les étudiants d' aujourd'hui ont  un moyen fabuleux de découvrir un peu le monde qui les entoure en poursuivant pour un temps, grâce au programme Erasmus, leurs études dans une ville universitaire d'un pays autre que le leur. Et c'est exactement ce que mon fils Vivien a fait en partant étudier à Budapest. Chloé et moi, nous étions promis d'aller lui rendre visite. Chose rendue possible grâce à des billets low-cost obtenus à un prix rikiki. En ces vacances d'hiver, nous sommes toutes les deux parties pour la Hongrie, nous installer dans sa colocation histoire de rajeunir un peu ( du moins en ce qui me concerne ) et de découvrir la ville. Avec ce billet, je vous invite à me suivre dans une balade à épisodes, peut-être un peu décousue, au gré de mes humeurs et de mes envies , dans la ville ou plutôt les deux villes.......

                                    QUAND BUDA RENCONTRE PEST

Part 1 : Une conversation entre deux villes :

         Un fleuve qui déroule tranquillement son cours, c'est le Danube ( Duna en hongrois ) . D'un côté Buda la majestueuse, de l'autre Pest et son animation, définitivement unies depuis le premier janvier 1873. Deux villes qui s'interpellent , se questionnent et devisent sans relâche. Buda ou Pest ? Pest ou Buda ?

           A Buda la colline du Château dominée par le Palais Royal qui abrite la galerie nationale et le musée d'histoire . La représentation du Turul l'oiseau légendaire qui aurait conduit Arpad l'ancêtre des Magyars dans le bassin des Carpathes.

 

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           A Pest, l'avenue Andrassy et ses hôtels particuliers qui mène à la place des Héros, le musée des Beaux-Arts et  l'obélisque gardé par de farouches guerriers Magyars venus des temps lointains.

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           A Buda, l'église Saint Mathias ( Matyas Templom) et ses toits colorés.

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           A Pest, la grande synagogue, plus grande synagogue d'Europe ainsi que le dôme de la basilique St Etienne ( Szent Istvan ).

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           A Buda, encore des toits de tuiles vernissées.

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           Auxquels répondent ceux des grandes Halles Centrales de Pest.

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           A Buda, la blancheur du Bastion des Pêcheurs.

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           A Pest, les fastes du Vigado, du Palais Gresham et de l'Opéra.

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           A Buda, le mythique Hotel Gellert et ses bains Art Nouveau au pied du Mont Gellert, couronné d'une citadelle, orné d'un monument à la gloire de la libération et dédié à l'évêque Gellert qui veille sur les habitants de ces lieux tout en regardant Pest.

 

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           Mais à Pest le très imposant Parlement avec ses dentelles de pierre.

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          D'une rive à l'autre, les hommes ont tendu des ponts, véritables ouvrages d'art que l'on traverse rien que pour le plaisir.

Le Pont de la Liberté qui relie les Halles Centrales aux Bains Gellert.

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Le Pont des Chaînes face au Palais Royal et au Palais Gresham.

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 On montera à Buda par le funiculaire si l'on est fatigué de gravir des escaliers encore et toujours.

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Mais à Pest, on aura le choix entre le tramway où le métro avec ses stations au charme délicieusement suranné.

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Et à la nuit tombante, c'est sur les berges du Danube que l'on reviendra pour admirer un peu plus la ville illuminée se refléter dans les eaux du fleuve.

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                                                                                      A suivre........

 

                                                                                                                      M A R I E *

 

 

 

Posté par marie agapanthe à 17:39 - Commentaires [44] - Permalien [#]