Marie et les agapanthes

10 avril 2015

Quand Buda rencontre Pest ( la fin ! )

              Pour mon dernier billet sur Budapest , je vais....

Part 4 : Oser la couleur !

             Un parcours coloré à Budapest commence forcément aux Halles Centrales. Dans ce grand marché couvert autant fréquentés par les hongrois qui viennent y faire leurs courses que par les touristes en quête de souvenirs teintés de folkore local ( boites en bois , oeufs peints, foulards brodés... ), la couleur rouge domine avec le PAPRIKA !

 

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 Sa couleur s'accorde parfaitement avec les déclinaisons de rouge des saucissons pendus aux étals voisins.

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Jaune, ocre, orangé, brique pour les églises serbo-orthodoxes ou les maisons que l'on trouve dans certaines rues de Buda ou dans la pittoresque localité de Szentendre , ancienne ville médiévale sur les rives du Danube à une vingtaine de kilomètres de Budapest.

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                    Du multicolore au musée Vasarely. Ma découverte de l'artiste hongrois Victor Vasarely ( 1908-1977 ) remonte à bien longtemps. Premier contact en 1976 lors d'une sortie scolaire à Gordes avec la visite d'une exposition consacrée à l'artiste. Un style inconnu pour moi à l'époque. Des formes géométriques, des effets d'optique, de l'illusion, j'ai adoré.  Et puis mon entrée à la fac de lettres de Montpellier en 1980 et deuxième rencontre , les grilles de la fac ayant été dessinée par Vasarely lui même. Impensable donc pour moi de ne pas aller lui rendre une troisième visite chez lui, à Budapest.

J'avais très envie de faire découvrir cet artiste à Chloé et elle a beaucoup aimé. Nous avons eu le musée pour nous toutes seules : un musée clair, spacieux, moderne, bien agencé, et deux visiteuses ! ( Je me suis d'ailleurs demandé comment ce musée pouvait financièrement tenir le coup. Nous avons payé l'entrée environ 3 euros à deux, nous sommes restées seules dans ce musée pendant une heure et demi environ et avons compté près d'une quinzaine de membres du personnel ! )

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 Finir par le bleu avec une petite histoire sans paroles :

                          " L'histoire du petit parapluie bleu qui attendait sur un embarcadère " 

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                             Quelqu'un aurait-il l'envie de la raconter l'histoire ce petit parapluie bleu ?

 

Le voyage s'arrête ici, sur l'embarcadère de Szentendre. Je vous retrouve bientôt pour un billet plus déco. En attendant, je serai contente sur simple demande de vous transmettre toutes mes adresses et visites sur Budapest .

 

 

                                                 

                                                                          SEE YOU SOON 

                                                             MARIE *

 

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30 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest ( encore la suite )

Part 3 : Inscrit dans la pierre.

                Je ne cesse de le répéter depuis des années : une ville ça se visite aussi et surtout le nez en l'air ! Il y a tant de choses à lire sur les pierres des façades. Au delà des éléments architecturaux propres à une époque, on y décele aussi la trace des histoires personnelles, des gens qui ont occupé les lieux et on touche d'un peu plus près l'âme de la ville. Je reconnais que cette marotte confère un caractère assez drôle à toute visite urbaine de ma part et qui fait beaucoup rire ma fille. Je me retrouve souvent le cou complètement dévissé, à scruter ce qu'il y a "  la -haut " ! Je renverse ma tête le plus en arrière possible pour essayer de prendre LA photo qui traduira le mieux ce que je vois et ce que je ressens. Pas toujours facile, pas toujours évident, pas toujours de grande qualité non plus ! Mais vraiment, il me semble que je passerais à côté de choses essentielles si je ne le faisais pas......

Bien sûr, à Budapest, je n'ai pas manqué de m'adonner à ma gymnastique préférée en passant devant des façades qui me faisaient penser à des châteaux avec une touche de gothique, un soupçon de rococo, de la dentelle de pierre et des toits compliqués à souhait. Cachaient-elles des salles de bal immenses ? Des chambres à coucher de princesse ? Des appartements somptueux autrefois habités par de grandes familles ?

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Des coquilles, des colonnades, des bas-reliefs, des statues, des coupoles et des fenêtres en ogive. De l'ornementation à foison témoignage d'une époque où les hommes , architectes ou commanditaires de l'édifice, voulaient à tout jamais inscrire leur histoire personnelle dans la pierre.

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J'ai aimé la solitude de ce jeune garçon tenant une oie dans ses bras, tout seul sur l'immensité de la façade d'un bâtiment très représentatif du style art déco en vogue au début du vingtième siècle.

 

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Une mosaïque au coin d'une rue, plaçant peut-être la maison sous la protection de Marie ?

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 Autre maison, autre protection divine.

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Art Nouveau pour la Caisse d'épargne postale construite en 1901. Son toit vert est orné de majoliques et sa façade ornée de motifs  floraux. 

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Toujours Art Nouveau pour cette maison étroite, richement ornementée. De l'or ( encore ), des têtes sculptées faisant penser aux masques du théâtre antique. Qui donc s'était fait construire une telle maison ? Qui y a vécu ? Que dissimulaient à la vue des passants ces très grandes fenêtres ? Des élégantes en tenue de soirée se préparant pour une soirée à l'opéra ?

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Un personnage massif, taillé dans le bloc de pierre, brut et solide, soutient le balcon d'une autre maison. Il n'est que l'un des nombreux figurants appartenant à l'immense armée de cariatides qui soutient les édifices de Budapest.

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 Celui- ci avec ses grandes moustaches tombantes ressemble aux fiers guerriers magyars que l'on voit représentés dans le musée d'histoire de la ville ou dont la statue orne la place des Héros.

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 Des figures féminines aux courbes arrondies en guise de bas-relief,

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ou des naïades accrochées à la proue d'un bateau.

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Mais ce que j'ai préféré ce sont les marques du temps qui impriment leur propre poésie sur les murs de pierre du plus beau des palais ou de la plus simple des maisons.

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 Kazinczy utca annonce l'entrée du quartier juif.

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C'est dans ce quartier sans doute grouillant de vie autrefois que le temps a laissé sa plus belle empreinte,  traces de couleur s'écaillant peu à peu, composant d'improbables tableaux. A l'emplacement de l'ancien ghetto de Budapest, beaucoup de très belles maisons sont aujourd'hui à l'abandon dans un état de décrépitude totale. On imagine sans peine le cri des enfants jouant dans la rue autrefois, les ménagères devisant sur le pas de leur porte, les hommes dans leurs petites échoppes. Mille vies entrecroisées qui résonnent encore aujourd'hui dans les rues de ce quartier toujours si vivant aujourd'hui. C'est à Pest et c'est là que l'on sort le soir, que l'on trouve les restaurants et les ambiances les plus sympas. C'est là qu'il est si agréable de flâner.

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 J'y ai trouvé mon restaurant préféré  : le Mazel tov. Il s'est installé dans une maison très délabrée ouverte sur une cour aujourd'hui couverte et cultive le style " en ruine"  Concept innovant , le style " en ruine" caractérise un immeuble en ruine désaffecté qui a été investi pour y installer soit un bar, soit un lieu où l'on écoute de la musique soit un restaurant. On trouve de très nombreux bars " en ruine" dans le quartier juif de Budapest. L'aspect délabré du bâtiment est soigneusement entretenu tout en sécurisant l'édifice.

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Du brut, de l'indus, des lumières qui semblent flotter dans les airs, des suspensions d'usine au dessus du comptoir,des graviers au sol, des tables et des chaises de jardin aux assises en chanvre.

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Nous y avons goûté une cuisine très parfumée et bénéficié d'un service parfait, chose pas toujours évidente en Hongrie. Car il existe un point bel et bien négatif à ce pays et ce sont les hongrois eux-mêmes. Quasiment partout, nous avons eu affaire à des gens peu agréables, peu sympathiques, pas souriants du tout, voire carrément hostiles vis à vis des étrangers. Que ce soit aux guichets des musées, dans les transports en commun, dans les magasins....  Quelques exceptions dont on se souvient forcément et une de taille : au Mazel Tov  avec des personnes agréables, communicatives et souriantes, ouvertes aux autres ! Un vrai bonheur ! Une adresse à retenir : Akacfa utca 47 . Compter de 8 à 9 euros par personne pour un plat, un dessert et une boisson non alcoolisée.

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Fin de la balade pour aujourd'hui. Je vous retrouverai pour un dernier billet très prochainement.

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A suivre donc....

 

BE HAPPY !

MARIE *

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22 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest ( suite )

                    

Part 2: Toute d'or parée :             

             Très vite, ce qui frappe à Budapest c'est la magnificence et la flamboyance qui se dégage des lieux que l'on visite. La très riche ornementation, les fresques, les sculptures et l'omniprésence de l'or.

Première étape dans Matyas Templom. Des couleurs chaudes et une profusion d'or pour orner les murs et les voûtes. 

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   On vient y saluer l'impératrice Sissi, tant aimée des hongrois.

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 Deuxième étape dans la basilique Szent Istvan où une portion du ciel vient éclairer les allégories sous la coupole. Encore de riches ornements dorés.

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Troisième étape dans la grande synagogue de Dohany utca. Plus grande synagogue d'Europe dont l'intérieur ressemble curieusement assez à celui d'une église.  Dans une synagogue orthodoxe, l'autel est au milieu et les fidèles autour. Ici, au fond, l'arche de l'alliance, le rideau bleu qui cache les rouleaux de la Torah que l'on ne peut toucher avec les doigts. Il faut se servir d'une espèce de baguette se terminant par une main et un doigt qui pointe le texte à lire.

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 Et les lourds chandeliers à 12 branches symbolisant les 12 tribus d'Israël d'or revêtus.

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La communauté juive de Budapest représente à l'heure actuelle environ 100 000 personnes contre plus de 700 000 avant la guerre et la Shoah. Alors l'émotion vous étreint et le silence se fait lorsque vous posez vos pas dans le jardin du souvenir, que vous lisez les dates inscrites sur les tombes pour arriver devant la stèle en l'honneur des justes, que vous découvrez le nom de Raoul Wallenberg en haut de la liste, celui qui a sauvé tant de vies...

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Quatrième étape lors d'une soirée à l'opéra pour la représentation du ballet "Manon".  Rien à envier au Palais Garnier à Paris . Tout y est : les hauts plafonds en caisson ornés de fleurs dorées ou de fresques, les lustres brillants de mille feux, le majestueux escalier en marbre ainsi que le lourd rideau de velours rouge.

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Dernière étape au New York café. Si Budapest cultive la tradition des grands cafés comme lieu de débats, de création et de culture, refuge de journalistes et d'écrivains, le plus emblématique de tous est probablement le New York café. Datant du 19 siècle, s'enorgueillissant d'être le plus beau café du monde, il cultive l'élégance et le raffinement dans une débauche de stucs, de marbre et de dorures lui donnant des airs de palais princier. On y fait une pause hors de notre temps tout en  savourant un chocolat chaud couronné d'un dôme de chantilly.

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Si possible, il faudra essayer de se trouver une place à l'étage, tout près du piano. Il y aura une belle vue sur la salle en dessous de vous et vous serez encore plus saisis par la magnificence des lieux. 

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Dans un style complètement différent, moderne teinté d'une touche de classicisme, vous admirerez la très vaste cour intérieure avec ses canapés confortables, si lumineuse qu'elle semble baigner dans de l'or pur.

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 La balade se termine ici pour aujourd'hui et le rideau se referme sur les ors de Budapest mais cette dernière n'a pas fini de dévoiler ses trésors....

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                                                                                                             ( Vigado de Pest )

A suivre, 

 

                       M A R I E *

 

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12 mars 2015

Quand Buda rencontre Pest

                        Les étudiants d' aujourd'hui ont  un moyen fabuleux de découvrir un peu le monde qui les entoure en poursuivant pour un temps, grâce au programme Erasmus, leurs études dans une ville universitaire d'un pays autre que le leur. Et c'est exactement ce que mon fils Vivien a fait en partant étudier à Budapest. Chloé et moi, nous étions promis d'aller lui rendre visite. Chose rendue possible grâce à des billets low-cost obtenus à un prix rikiki. En ces vacances d'hiver, nous sommes toutes les deux parties pour la Hongrie, nous installer dans sa colocation histoire de rajeunir un peu ( du moins en ce qui me concerne ) et de découvrir la ville. Avec ce billet, je vous invite à me suivre dans une balade à épisodes, peut-être un peu décousue, au gré de mes humeurs et de mes envies , dans la ville ou plutôt les deux villes.......

                                    QUAND BUDA RENCONTRE PEST

Part 1 : Une conversation entre deux villes :

         Un fleuve qui déroule tranquillement son cours, c'est le Danube ( Duna en hongrois ) . D'un côté Buda la majestueuse, de l'autre Pest et son animation, définitivement unies depuis le premier janvier 1873. Deux villes qui s'interpellent , se questionnent et devisent sans relâche. Buda ou Pest ? Pest ou Buda ?

           A Buda la colline du Château dominée par le Palais Royal qui abrite la galerie nationale et le musée d'histoire . La représentation du Turul l'oiseau légendaire qui aurait conduit Arpad l'ancêtre des Magyars dans le bassin des Carpathes.

 

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           A Pest, l'avenue Andrassy et ses hôtels particuliers qui mène à la place des Héros, le musée des Beaux-Arts et  l'obélisque gardé par de farouches guerriers Magyars venus des temps lointains.

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           A Buda, l'église Saint Mathias ( Matyas Templom) et ses toits colorés.

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           A Pest, la grande synagogue, plus grande synagogue d'Europe ainsi que le dôme de la basilique St Etienne ( Szent Istvan ).

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           A Buda, encore des toits de tuiles vernissées.

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           Auxquels répondent ceux des grandes Halles Centrales de Pest.

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           A Buda, la blancheur du Bastion des Pêcheurs.

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           A Pest, les fastes du Vigado, du Palais Gresham et de l'Opéra.

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           A Buda, le mythique Hotel Gellert et ses bains Art Nouveau au pied du Mont Gellert, couronné d'une citadelle, orné d'un monument à la gloire de la libération et dédié à l'évêque Gellert qui veille sur les habitants de ces lieux tout en regardant Pest.

 

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           Mais à Pest le très imposant Parlement avec ses dentelles de pierre.

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          D'une rive à l'autre, les hommes ont tendu des ponts, véritables ouvrages d'art que l'on traverse rien que pour le plaisir.

Le Pont de la Liberté qui relie les Halles Centrales aux Bains Gellert.

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Le Pont des Chaînes face au Palais Royal et au Palais Gresham.

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 On montera à Buda par le funiculaire si l'on est fatigué de gravir des escaliers encore et toujours.

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Mais à Pest, on aura le choix entre le tramway où le métro avec ses stations au charme délicieusement suranné.

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Et à la nuit tombante, c'est sur les berges du Danube que l'on reviendra pour admirer un peu plus la ville illuminée se refléter dans les eaux du fleuve.

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                                                                                      A suivre........

 

                                                                                                                      M A R I E *

 

 

 

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24 décembre 2014

Veille de Noël

                         Veille de Noël :

                      Vite, vite, il ne reste plus beaucoup de temps !  FINIR des petits cadeaux maison comme cette  pluie d'étoiles en pate polymère .

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                          REALISER la carte avec laquelle on enverra ses voeux : photo prise lors de la vente éphémère de l'Armoire de Camille au mois de novembre.

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           Et puis vous SOUHAITER de passer un :

                                                    TRES JOYEUX NOEL !

                                                                                                               Marie *

                             

                             

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22 novembre 2014

Un conte presque de Noël

                 Il était une fois une bien jolie demeure quelque part dans la campagne normande , nichée dans un écrin de verdure. Elle apparaissait au détour d'un chemin et les frimas de novembre nous incitaient à aller y faire un tour, jeter un coup d'oeil, voir les trésors qu'elle pouvait bien receler.

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                             Devant sa porte, comme une invitation à y rentrer, bougie et citrouilles blanches sur des tables de jardin, un sapin de feuillages.....

 

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                   Dedans, il fait bon et chaud. Une ambiance de Noël s'y est doucement installée à la lueur des bougies, des lanternes et des guirlandes de lumière.

 

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                     La table est dressée et attend les convives, vert, blanc et argent, ailes d'ange sur le dossier de chaque chaise.

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                             Les miroirs reflètent la lumière et un feu est allumé dans la cheminée.

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                          Par la fenêtre, on distingue le jardin au travers des branchages qui y ont été disposés , tout comme les ombellifères majestueux qui accueillent des anges graciles.

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                            Il y a bien sûr un sapin poudré de neige dans un coin . 

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                               De la cuisine, nous parviennent des effluves épicées, senteurs de cannelle, arôme d'orange. Mille gourmandises seront préparées sur la grande table  en bois où l'on viendra savourer un bon chocolat chaud dans l'après-midi.

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                          Un coin tranquille dans la grande maison. Des cadeaux. Un canapé enguirlandé nous offrira un moment rien qu'à nous où nous goûterons à la douceur du lieu.

 

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                           Un autre coin tranquille, tout près d'une petite cheminéeUn lit ancien , voilage et coussins, et toujours ces touches de lumière....

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                           Pour ce Noël de rêve, les enfants ne seront pas oubliés. Il y aura des nounours et des couronnes de princesse , des jouets du temps jadis qui les emporteront dans un imaginaire rêvé.

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                          Sommes-nous dans un rêve ou la réalité ? Dans cet endroit magique, dans ce conte presque de Noël, il ne faudra pas s'étonner de voir tout à coup des écureuils jouant aux cartes ou des moutons sous un globe paître dans la neige.

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                              Il faudra à regrets refermer la porte sur cette parenthèse enchantée. Nous laisserons le cheval de bois devant le grand feu de la cheminée et la journée s'endormir sur une apaisante quiétude.

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                              Merci à Sylvie et à Pierrre de nous avoir ouvert les portes de votre maison . Je suis aussi très heureuse d'avoir revu tant d'amies : Flo, Chantal, Lydie, Christine, Moun, Annie, Béatrice, Catherine, Nadine, ( pardon si j'oublie quelqu'un ). Des journées comme ça, ça fait du bien ! C'est une part de rêve dans notre quotidien, des instants à savourer et à garder précieusement.

                             Si vous aussi voulez entrer dans ce conte de presque Noël, c'est encore aujourd'hui et demain, la vente éphémère de l'Armoire de Camille . Tous les renseignements ici.

                                                               Enjoy

                                                               Marie *

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27 août 2014

Le Ben Nevis, la pluie, les midges et moi !

                        Fin juillet et un petit coup de fil de ma chère amie écossaise Jeannie : " Viens passer le mois d'août chez moi à Edimbourg. Toutes les copines seront contentes de te revoir. On t'attend !" Impossible de refuser une telle proposition ! J'ai donc pris la route vers le nord en direction de cette ville magnifique dont j'avais déjà parlé ici.

                           Mais voilà . Dans ce billet, je ne vous parlerai pas d'Edimbourg.

 

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                       Je ne vous parlerai pas du festival qui anime ses rues chaque mois d'août.

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                             Je ne vous parlerai pas non plus de paysages beaux à couper le souffle et que l'on trouve dans les Highlands,  domaine des lochs et des montagnes où les teintes mauves se mêlent aux verts et aux roux pour mieux nous enchanter.

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                              Je ne vous parlerai pas de romantiques châteaux,

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                     De fantomatiques brumes,

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                           Ou de petits ports de pêche aux maisons colorées.....

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                          Il n'y aura pas de bateaux,

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                                  encore moins de moutons,

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                           ou d'autres animaux,

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                                De kilts ou de joueurs de cornemuse.

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                          Non !  Le sujet principal de ce billet sera : Le Ben Nevis.

                          Le Ben Nevis est le sommet le plus élevé des îles britanniques et culmine à 1344 mètres. Rien de comparable aux sommets des Alpes certes, mais c'est tout de même une montagne réputée dans le milieu de l'alpinisme et sur les pentes de laquelle 6 à 7  personnes perdent la vie chaque année.  Ben Nevis signifie " Montagne du ciel "  en gaélique et fait partie de l'un des 284 Munros d'Ecosse, nom donné à un sommet de plus de 3000 pieds ( 900 et quelques mètres ) . Le sommet du Ben Nevis disparait 9 jours sur 10 dans une brume épaisse et la pluviométrie y est particulièrement élevée. Tout un programme !

                        Une fois n'est pas coutume,  je m'étais lancé ce défi  : gravir le Ben Nevis. Défi de taille pour quelqu'un de totalement inexpérimenté dans le domaine de la montagne, qui a zéro souffle et un genou en compote ! Mais les défis sont là pour être relevés et c'est ainsi que je me suis retrouvée partir à l'assaut de ce sommet un matin où le temps était assez beau.

                       Il y avait tout d'abord ce sentier qui serpentait dans une touffeur de fougères

 

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                   Pour rapidement céder la place à cette végétation rase que l'on retrouve un peu partout dans les Highlands.

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                           Entrée en scène au bout d'une heure à peine d'un premier acteur : la pluie . Curieusement, j'avais jusqu'à présent toujours eu beaucoup de chance lors de mes séjours en Ecosse et n' avais jamais eu de pluie. Il en a été différemment cette fois et ce jour là, la pluie ne devait plus s'arrêter de tomber de la journée entière, s'intensifiant de plus en plus, apportant avec elle  un brouillard épais et tenace qui s'accrochait à l'ensemble du relief dérobant à l'oeil des pans entiers du paysage.

                        Puis entrée en scène d'autres acteurs : les midges . Si vous ne les connaissez pas ( heureusement pour vous ! )les midges sont des insectes microscopiques semblables à des moustiques et qui prolifèrent dans certains coins d'Ecosse, particulièrement dans les lieux humides ( eviter les rives du Loch Leven par exemple ) en août et en septembre. Ils peuvent être des dizaines de milliers à tournoyer autour de vous, vous empêchant d'ouvrir les yeux ou la bouche, s'immisçant dans le moindre interstice de vos vêtements pour mieux vous piquer. Et ce jour-là , il y avait beaucoup de midges sur les pentes du Ben Nevis !

                           Il fallait très vite prendre de l'altitude, rentrer dans les écharpes de nuages pour y échapper.

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                      Le minéral prenant alors la relève du végétal pour créer un paysage quasi lunaire et très hostile.

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                         Des cairns , montrant le chemin à suivre et l'apparition de la neige.

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                             Un semblant de blizzard qui se lève, souffle, hurle et rougit le moindre centimètre carré de peau exposé à l'air. L'arrivée se fait dans une brume opaque rendant la visibilité quasi nulle. 

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                        Mais le sommet est bel et bien là et malgré la météo peu clémente, il y avait vraiment beaucoup de monde au rendez-vous ce jour-là. Rien n'arrête des écossais , ni la pluie, ni des midges ! 

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                            C'était bien beau d'être arrivée là, il fallait maintenant songer à redescendre et toujours sous une pluie battante, de furieuses envies de farniente et de soleil  vous traversant subitement l'esprit ! On est tout de même en plein mois d'août !

 

                           La journée en quelques chiffres :

- En partant de Fort William qui se trouve à 12 mètres d'altitude ,  il s'agit d'une ascension d'un dénivelé positif de 1332 mètres .

- Température : 16 degrés au départ, zéro à l'arrivée.

- Presque 5 heures de montée et 4 heures de descente , donc 9 heures au total dont 8 sous une pluie battante !

- Une centaine de piqures de midges mais une seule ampoule.

- Achats : un bonnet épais, une paire de gants et un pantalon de pluie. Plus que nécessaire !

- Deuxième Munro gravi ( j'avais déjà gravi le Glas Tulaichean, un petit Munro lors d'une agréable randonnée sous le soleil )

                       

                              Mon bilan personnel :

Une ascension très dure et une descente qui a été un  véritable calvaire. J'ai fini la journée dans un tel état d'épuisement que je n'en n'ai pas ressenti la moindre fierté. Ma carrière d'alpinisme a donc commencé et fini le même jour ! Je laisse à qui les veut les 282 autres Munros d'Ecosse plus tous les autres sommets de la terre entière ! C'est clair : ce n'est pas pour moi !!!!!  Tout de même, en souvenir de cette journée je me suis fait un petit cadeau qui en fera sourire plus d'un mais j'assume: Une médaille commémorative de cette ascension . Je la méritais bien  ! I  CLIMBED  BEN  NEVIS !

 

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                     Retour en France et peu de changements : plus de midges certes mais de la pluie, de la brume et des températures peu clémentes. ( Mais c 'est quoi ce mois d'août ? )

                        Un mystérieux paquet dans ma boite au lettres de la part de Morgane : un coussin , des étiquettes et un petit sac affichant un bien joli programme et que j'ai mis à côté des eucalyptus cueillis en Provence avec Irma.  De la Provence à l'Ecosse, la boucle est bouclée, il n'y a plus qu'à attendre la rentrée ......

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                                                                                                    A BIENTOT !

                                                              MARIE *

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31 juillet 2014

Toujours Provence

                            Née sur la Terre de Provence, exilée bien malgré moi loin d'elle, écartelée entre mon amour pour les brumes de la Grande-Bretagne et le chaud soleil du sud, je retrouve  à chacun de mes retours dans le pays de Mistral les mêmes sensations.

                             Cela commence toujours par le crissement inlassable des cigales et ce "je ne sais quoi"de légèreté dans l'air qui fait que l'on se sent si bien. A cet instant,  on se trouve alors forcément à l'ombre des pins qui dégringolent les collines en lente procession. Le vent qui sait souffler en rafales des jours durant leur a imprimé ce mouvement , cette inclination comme pour les aider à mieux nous faire la révérence . Cela sent merveilleusement bon, et l'on  savoure ainsi chaque miette du temps qui passe.

 

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                            Le ciel bleu, résolument, étire les ombres à l'excès mais au couvert des grands arbres, on trouvera le petit plant de chêne kermès qui aspire à devenir grand.

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                            On n'oubliera surtout pas d'aller rendre une petite visite aux lieux que l'on affectionne tout particulièrement. Les Baux par exemple , avec leur chaos rocheux dont la beauté  inégalable fait que l'on ne peut en détourner les yeux.

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                             Sur votre chemin, il y aura assurément une petite chapelle provençale flanquée de deux cyprès et qui vous rappelera les crêches de Noël. Se promettre d'y retourner en hiver...

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                          On ira bien sûr voir l'exhubérance parfumée des champs de lavandin de l'abbaye de Sénanque juste avant que les plants ne soient coupés. L'abbaye repose tranquillement au fond d'un vallon et l'on comprend aisément  le choix d'un tel site par les moines cisterciens du temps jadis pour y édifier un lieu propice à leur recueillement.

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                           L'ombre joue  sans cesse avec la lumière, la chaleur avec la fraîcheur.

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                           Mais la Provence, c'est aussi  ce chapeau de paille posé là, sur une table, près de la vieille chaise en fer et qui symbolise à lui tout seul toute la douceur de vivre en ce pays.

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                         Nous sommes chez Mo, et il est temps de commencer l'apéritif entre amis : des olives, de la tapenade, des anchois et des poivrons, du vin de citron et un si joli bouquet de fleurs présenté dans une des dernières créations de Mo. La soirée sera belle........

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                   Le titre de ce billet fait bien sûr office de clin d'oeil au livre " Toujours Provence " du britannique Peter Mayle, suite de son best-seller "Une année en Provence ".

 

Tout simplement Provence !

Marie *

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11 juillet 2014

Retrouver le temps...

 

                          Il y a eu trop d'heures difficiles, trop de tristesse solidement accrochée à la trame des jours, trop d'adversité, trop de doutes et d'inquiétudes. Alors, avec l'arrivée des vacances ,s'efforcer de retrouver du temps pour soi, de retrouver le goût des belles choses, des instants partagés , oser rêver un peu à un demain meilleur .   

                                 Il y a des petits riens qui font tout  mais qui veulent tout dire comme ce bouquet de pivoines déposé un jour dans mes bras par mes amis fleuristes. Comme j'ai aimé ces branches de bouleau associées aux fleurs épanouies !

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                          Le temps d'un repas, se retrouver l'hôte privilégiée de celle qui est toujours là pour vous, vous écoute et vous soutient. Se laisser aller à la douceur de vivre dans sa belle demeure où l'on se sent merveilleusement bien.

 

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      Le temps d'une promenade, aller voir quelles nouveautés il y a chez elle et s'émerveiller encore.

                                                   Devant le bouquet de fleurs sauvages.

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                                                 Les globes et le miroir,  

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Les coussins étoilés.

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La parade des dame-jeannes.

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            Encore le temps d'une balade, faire un tour à la fête du lin dans le vallée du Dun en Normandie.

               Retrouver les talents de La reine ma bonne fée avec son univers doux et suranné,

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                          Celui d'un Beau matin d'hiver, sobre, blanc et épuré.    

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                              Plutôt graphique chez Premier Matin

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                               Et aussi le linge ancien teint façon Violette et Garance

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                                 Puis savourer l'heure de la pause à La maison de Jules 

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                                    Juste en face de Lin et l'autre, à Varengeville sur mer.

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        Admirer la jolie étiquette personalisée arrivée un matin dans ma boite aux lettres, un présent d'Anne-Michèle.

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                              Cueillir les hortensias blancs du jardin.

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                            Et finalement se dire que le temps des vacances est bien là !

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enjoy your summertime....

Marie *

PS : Merci une fois encore pour tous vos messages et commentaires. Je suis vraiment,vraiment désolée de ne pouvoir répondre à tous!

Posté par marie agapanthe à 22:30 - Commentaires [58] - Permalien [#]

20 avril 2014

Parce que...

 

 

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                           Parce que c'est la saison du lilas, et que j'aime par dessus tout le parfum de ces fleurs dont je pourrais m'enivrer des heures durant. Parce que j'aime ces grappes lourdes et charnues, surtout lorsqu'elles sont mauves. Parce qu'elles embellissent nos jardins et s'épanouissent en bouquet généreux dans nos maisons. Parce qu'elles sont annonciatrices d'une belle saison. Parce qu'elles vont particulièrement bien dans le pichet blanc marqué "Enjoy" , créé par .

 

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                          Parce que j'avais retrouvé ces photos anciennes avec pour certaines leur bord dentelé. Parce que ces petits pots de terre cuite faisaient d'excellents portes-photos. 

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                         Parce qu'une de ces photos représente mon papa en 1970. Il tient dans ses bras mon petit frère Thomas. A sa droite, mon petit frère Jean-Yves et à sa gauche, moi, petite fille.

                                  Parce que depuis le mois de janvier mon père est très malade. Parce qu'il a été opéré plusieurs fois. Parce qu'il est en service réanimation depuis deux semaines et que sa vie ne tient qu'à un fil. Mais parce qu'aujourd'hui il a donné un premier signe de vie, un battement de paupière, l'aile d'un papillon qui frémit, un regard interrogateur sur l'univers inquiétant dans lequel il se trouve, ces tuyaux qui le rattachent au monde.

                                  Parce que la famille toute entière a suspendu le cours de sa vie depuis quelques temps, pour ce frémissement ténu.

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                         Parce qu'aujourd'hui tout de même c'est Pâques. ¨Parce qu'il n'y a pas eu le temps de faire grand chose, si ce n'est un petit lapin  de chanvre ( réalisé un après-midi avec elle ) posé dans un nid pour rappeler ce jour de fête du printemps. Parce que la nature s'éveille un peu plus tous les jours et que des rayons de lumières se posent ça et là et donnent des envies de neuf.

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                            Parce qu'il y a eu tout ça et d'autres choses encore, je n'ai pas beaucoup pu aller vous rendre visite, je ne vous ai pas forcément répondu et pourtant tous vos messages m'ont fait chaud au coeur ( je pense à celles qui me suivent sur facebook ) . Parce que j'espère retrouver ce temps à vous consacrer, ce temps qui me fait si cruellement défaut et que je suis contrariée de ne pas avoir pu le prendre pour vous donner de mes nouvelles et prendre des votres.

                                   Parce qu'il y a ce fil tendu entre vous et moi et que j'y tiens particulièrement.

                                   Parce que j'avais promis un cadeau à l'une d'entre vous à l'occasion de mon troisième anniversaire de blog  et que le numéro 27 a été tiré au sort. Elle signe sdd-seventy et a un blog qui se nomme O fil de ma vie.  Parce que je vais  prendre le temps  justement de lui confectionner et de lui envoyer un petit présent.

 

                                  C'était tout simplement parce que........   A très bientôt j'espère

                                                                                              

                                                                                       M A R I E *

 

Posté par marie agapanthe à 21:50 - Commentaires [89] - Permalien [#]