Marie et les agapanthes

19 novembre 2017

Des étoiles plein les yeux

                      Ce week-end j'avais rendez-vous avec deux magiciennes. De celles qui saupoudrent votre quotidien d'une poudre féérique et vous mettent des étoiles plein les yeux. Qui suspendent le temps et vous enveloppent dans un nuage de rêve. 

La première Rêves d'argile avait délaissé sa chère Provence pour venir nous présenter ses créations dans un écrin lui aussi de rêve, celui de Chantal au "Par hasard ou pas" sa toute nouvelle chambre d'hôtes de charme dans la campagne Normande.

P1200527 DSC_0626

P1200528

Cette photo du "Par hasard ou pas" date du mois de juin, j'ai malencontreusement oublié d'en faire une de l'extérieur et de jour cette fois-ci.

Une table est dressée. Mi -automne avec les bogues de châtaignes et l'épais tapis de feuilles sous la table. Mi-fêtes de fin d'année avec les bougies, les guirlandes lumineuses qui courent entre les verres et les assiettes ainsi que le mini araucaria en guise de sapin de Noël.

P1200520

P1200540

P1200554

P1200563

P1200553 

P1200529

P1200541 

L'endroit , une dépendance de la maison principale, est idéal, très sobre, très naturel simplement égayé par des guirlandes de fanions en tissu et par des nasses suspendues au plafond.

P1200532

P1200542

Automne : citrouilles, glands et pomme de pin sur leur lit de mousse. Hiver : boules des fêtes déposées sur un lit de lichen . Argile noire émaillée de blanc ou argile noire brute ?

P1200517

P1200518

P1200522

P1200523

P1200549 

Esprit Noël avec ces assiettes en forme d'étoile et ces petits moules à gâteaux qui me rappellent les petits sablés, pains d'épice, et friandises diverses que l'on savoure au moment des fêtes.

P1200592

P1200555

P1200525

Quand midi sonne, il est l'heure de rejoindre la grande maison dont les abords sont gaiement fleuris pour se retrouver tous ensemble. 

P1200582 P1200581

P1200580

Joie des retrouvailles entre blogueuses et instagrammeuses . Nous sommes si nombreuses que je ne saurais citer les noms tant j'aurais peur d'en oublier ! Un repas partagé dans la bonne humeur dans la salle du petit-déjeuner. 

P1200572 P1200624

P1200574

P1200610 P1200614

 Les rires fusent. On s'installe bien au chaud dans les grands fauteuils du salon, devant la cheminée pour papoter encore et encore.

P1200634

P1200632

P1200615 P1200602

P1200617

On s'attarde l'après-midi pour un vin chaud dans la cuisine.

P1200621

P1200623

P1200622 P1200565

Sans oublier d'admirer au passage tous les détails qui font le charme de cette magnifique demeure.

P1200595

P1200611

P1200620

P1200618 P1200619 

P1200633 

A la nuit tombée on n'aura pas envie de se quitter et la soirée se prolongera tard dans la nuit qui sera courte car il y a un autre rendez-vous de taille le lendemain matin...

P1200652

P1200661

P1200657

P1200655 

P1200665

 

*****************************

La deuxième magicienne c'est Sylvie de l'Armoire de Camille qui nous reçoit chez elle dans la campagne normande non loin d'Orbec. Un vélo décoré et de majestueuses suspensions nous accueillent . Plus loin il y a du gui ainsi que des bouquets suspendus sur le séchoir en bois.

P1200667

P1200669

P1200672

 

P1200673

P1200680

P1200681

P1200679

La porte de la grange franchie, c'est un pur émerveillement. Tous les ingrédients sont réunis : la nature avec les murs habillés de bois, les bouquets de branchages et les couronnes, les bottes de paille, la féérie avec des centaines de petites lumières disséminées un peu partout dans le décor, le raffinement avec ce lustre à pampilles, beaucoup de textiles, des créations, des étoiles........bref,   une  savante partition à quatre mains parfaitement orchestrée par Sylvie et son amie Karin venue des Pays-Bas qui a par exemple réalisé d'adorables maisonnettes noires et blanches ( remplies de gaufres ). Les yeux ne savent plus où se poser tant ils sont éblouis !

P1200697

P1200764

Le lit et son empilement d'édredons me fait penser à celui du conte " La princesse au petit pois ".

P1200685

P1200686

P1200691

P1200717

P1200726

P1200687

Mais ce que j'ai préféré c'est cette majestueuse forêt de sapins tous différents les uns des autres, imaginés et confectionnés par Sylvie et Karin.

P1200706 P1200708

P1200772 P1200714

P1200705

Changement de décor dans la petite pièce de l'autre côté du porche avec une ambiance très "Jeanne d'Arc Living ". Du blanc, du brut, du naturel, de l'ancien et toujours la fête des lumières !

P1200728

P1200753 P1200756

P1200738 P1200735

P1200729 P1200736

P1200782

P1200783 P1200743

Des merveilles à profusion dont mes photos ne donnent qu'une petite idée. Il aurait fallu un billet deux fois plus long pour tout vous montrer !

Alors bien sûr, on repart de ces lieux enchanteurs avec les yeux qui pétillent encore et ces petites étoiles nous accompagneront tout au long de la semaine. Merci à Chantal d'avoir organisé pour notre plus grand plaisir cette belle rencontre. Merci à Mô d'avoir fait le déplacement depuis le sud de la France pour notre plus grand plaisir. Merci à Sylvie et Karin pour tant de beautés réunies en un seul lieu. Vivement les prochaines fois !

Si vous voulez découvrir ou re-découvrir des billets sur Rêves d'argile c'est ici pour une visite de l'atelier, et pour son stand sur le salon Argilla. Pour voir les précédentes ventes de l'Armoire de Camille c'est ici,  ou encore .

                                                            Je vous souhaite de faire de beaux rêves remplis d'étoiles !

                                                                                                 MARIE *

 

 

Posté par marie agapanthe à 17:20 - Commentaires [26] - Permalien [#]


12 novembre 2017

Esprit village

 

               Un temps bien gris aujourd'hui avec une pluie fine, froide et persistante . Assez d'être à l'intérieur ! Je vous emmène faire une petite balade à pied, par une belle matinée d'automne (c'était en octobre ) dans un joli village de Normandie.

              Allez hop, on chausse les bottes, et on quitte la chaumière bleue.

P1200500 

On emprunte des rues bordées de haies. Il y a les joggeurs du week-end, les promeneurs avec leur paniers car la forêt est toute proche et même des cavaliers.

P1200037

P1200035 

Déjà, au loin, on aperçoit le clocher carré de la collégiale ( j'aime les clochers carrés ! ) qui domine la place du cloître vers laquelle nous nous dirigeons. Sur notre chemin, des maisons dans leur écrin de verdure mais aussi une grille qui ne s'ouvre sur rien avec ses piliers ornés de lierre.

P1200053

P1200040

P1200045

Nous voici arrivés sur la place qui baigne dans la quiétude. Voici la collégiale et son allée d'arbres qui forme une voûte. En face d'elle la mairie. Sur un côté le vieux presbytère qui a un petit je ne sais quoi qui me fait penser à l'Angleterre et au milieu les fonds baptismaux.

P1200070

P1200117

P1200118

 

P1200067

P1200064 

Des fleurs curieuses se penchent derrière le portail pour essayer d'apercevoir qui vient les sortir de leur torpeur matinale.

 P1200068 

On emprunte ensuite l'allée derrière l'église, bordée d'une part d'un vieux mur en torchis, d'autre part d'un vieux mur en silex. 

P1200080 

P1200081

P1200082

P1200102 

Derrière les murs, de belles demeures qui me font rêver avec souvent des colombages et puis des toits moussus, des granges et toujours des murs en torchis.

P1200110

P1200109

P1200111

P1200105

P1200087 

On arrive enfin au vieux mur d'enceinte du village avec ses deux arches.

P1200084

P1200091 

Partout de belles demeures, souvent très protégées du regard, au bout d'une allée ou au fond d'un parc rarement offertes aux yeux des promeneurs, toutes témoins d'une splendeur passée.

P1200098

P1200043

P1200093

P1200125

P1200129

 

Mais les maisons que je préfère ce sont celles plus modestes que l'on devine, qui sont au bout de petits chemins ou qui disparaissent derrière des feuillages. C'est un village très secret !

P1200140

P1200145

P1200146

 

Il y en a une qui est à vendre. En traversant un petit champ, je m'en suis approchée pour la photographier, impossible de la voir de l'autre côté. J'aime bien sa forme arrondie ainsi que le bleu de ses boiseries.

P1200136

 

Tout près d'elle il reste ce bout de mur en torchis unique rescapé d'un véritable massacre : il y a quelques mois, un promoteur a acheté le terrain à côté de la maison pour y faire des constructions. Un matin, une pelle mécanique était à l'ouvrage, détruisant le mur long de plusieurs centaines de mètres datant il me semble du dix-septième siècle. La mairie est intervenue à temps pour stopper la démolition mais le mal était fait. Les trois-quarts du mur plusieurs fois centenaire n' étaient plus. Une action en justice pour ordonner la reconstruction du dit mur ne  me semble pas avoir abouti car depuis les travaux ont repris et trois maisons sont sorties de terre. Comment peut-on à ce point massacrer notre beau patrimoine ?

P1200137

 

La promenade touche à sa fin. Toujours les haie de part et d'autre des rues et puis de hauts talus. On passe près de la mare et dans un jardin je tombe en extase devant ces cloches de maraîcher .

P1200150

P1200159

P1200152

 

Au bout de la rue il y a le restaurant " Le manoir des saules" à l'architecture très particulière. De jolis oiseaux en terre vernissée sont perchés au faîte de ses nombreux toits.

P1200025

P1200175

P1200183

 

Retour à la chaumière bleue où une bassine garnie de pensées nous accueille.

P1200186

P1200164

P1200165

P1200167

Avez-vous encore un peu de temps ? Je vous invite à venir prendre un thé au jardin, nous profiterons de la lumière dorée de l'automne.

P1200510

P1200501

P1200505

 

 

La balade vous a plu ? Venez la faire en vrai quand vous voulez , vous êtes les bienvenus à la chaumière bleue ! 

                                                                                        ENJOY

                                                                                               Marie*

 

Posté par marie agapanthe à 14:30 - Commentaires [27] - Permalien [#]

14 octobre 2017

D'eau et de lumière

                    Un dimanche d'octobre à Paris où l'on a décidé d'aller découvrir au Petit Palais le peintre suédois Anders Zorn. La ligne 13 en a fait un billet magnifique qui n'a fait qu'accroître votre envie. C'est l'ouverture et il n'y a pas grand monde. Ce lieu calme et tranquille est idéal pour une telle exposition. On viendra prendre un thé tranquillement dans le jardin intérieur à la fin de la visite et l'on goûtera la douceur et la quiétude de cette matinée.

P1200271 

P1200273

 P1200284 P1200281

P1200286

P1200272 

 

              De cet artiste brillant on pourrait retenir tant de choses. Son talent immense de portraitiste qui en fit l'un des peintres les plus reconnus de sa génération que ce soit chez lui en Suède ou à Paris où il vécut de nombreuses années. Ses innombrables gravures de personnes célèbres. Ses scènes de la vie parisienne. Ses scènes orientales. Ses scènes de la vie campagnarde chez lui en Suède. Il fallait cependant bien effectuer un choix parmi les quelques 150 oeuvres proposées.....

P1200194

             De cet artiste, j'ai donc choisi surtout de retenir l'eau et la lumièreLéger clapotis, ondulations, transparences, miroitement, sensation d'infini, douceur bleutée, ce tableau baigne dans le tranquille apaisement des fins d'après-midi d'été, celle où le regard se noie dans les profondeurs liquides, se laisse captiver par les reflets changeants. On pourrait presque tendre la main, la plonger lentement dans l'eau, la laisser dériver un peu et en fermant les yeux on entendrait les vaguelettes se briser très lentement sur le ponton où se tient la jeune femme en robe blanche. L'eau est comme un grand lac reposé qui invite à la rêverie. Le plus remarquable est que ce tableau, comme beaucoup d'autres oeuvres d'Anders Zorn est peint à l'aquarelle, technique oh combien difficile où la maitrise de l'eau est indispensable. C'est la dilution exacte de l'eau qui donne aux pigments leur légéreté et leur luminosité et permettra les jeux d'ombre et de lumière, les dégradés, la transparence et la sensation de mouvement.

P1200213 P1200214

P1200215

P1200216

P1200217

 Eau des rêves , eau des ports, la barque assoupie attend les bras vigoureux de la rameuse.

P1200209 P1200210

P1200211

P1200255

Naïade, nymphe, néréide ou ondine, la baigneuse profite de la fraîcheur de l'eau. On la sent frissonner, elle hésite avant d'avancer un peu plus loin dans la rivière et cherche des yeux l'image que lui renvoie le miroir balbutiant dans le petit jour.

P1200264 P1200267 

Et puis les merveilleux jeux de lumière ou le soleil vient jouer à cache cache avec les feuillages printaniers et danser sur la robe de la jeune fille ce qui me fait inévitablement penser au peintre danois Peter Severin Kroyer.

P1200263 

De très jolis jeux de lumière dans le sous bois et sur cette jeune femme dont la robe s'est malencontreusement accrochée aux branches d'un buisson épineux  (ma photo, de piètre qualité, ne permet hélas pas d'en saisir vraiment les contrastes ). Le peintre a choisi de saisir cet instant fugace plutôt que de figer son modèle dans une pose statufiée. Ailleurs, dans les jardins de l'Alhambra, un chat semble interloqué par le couple d'amoureux au beau milieu d'une exhubérance de fleurs blanches. Toiles où la nature est foisonnante et qui me font penser au peintre anglais John Singer Sargent. 

P1200197 

P1200203

 Lumière diffuse et beaucoup de douceur dans ces scènes de la vie quotidienne, la toilette et  le réveil.

P1200226 P1200231

Et puis des cadrages très originaux, atypiques même. Les soeurs Swartz tout au fond de la toile. Le petit garçon absorbé dans son jeu complètement sur la gauche de la scène.Vue en plongée sur ce patineur entraîné dans un mouvement circulaire.

P1200230 P1200235 

P1200257 

Lyrisme et âme nordique toujours associés à la nature, au folklore et à la ruralité avec la gardeuse de vaches au milieu d'une forêt d'épicéas. 

P1200259

P1200253 

 

                Lorsqu'on repart d'une exposition que l'on a aimée, on a toujours l'envie d'en emmener une petite partie avec soi pour en prolonger encore un peu l'expérience, voire la magie ou l'émerveillement. Je reste toujours très longtemps dans la boutique à peser le pour et le contre : que ramener ? Souvent, comme cette fois, je choisis le catalogue de l'expo ou un livre sur l'artiste que je relirai plusieurs fois. Et puis bien entendu quelques cartes à disséminer ça et là dans la maison.

La jeune fille au milieu des arbres ( ce tableau me fait penser à Noël ) pose désormais dans la mousse à côté du champignon, création de mon amie Soupières et vieilles dentelles. La barque sur le lac en Suède et la jeune fille à la robe prise dans le buisson épineux reposent pour quelques temps dans une coupe en fil de fer. Et les jeux de lumière sur la jeune fille assise dans l'herbe font écho à la verdeur franche du pilea sur l'appui de la fenêtre.

P1200290 P1200292

P1200291

 

 

                Si tout comme moi vous appréciez les oeuvres d'Anders Zorn, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir les toiles de cette exposition unique visible au Petit Palais jusqu'au 17 décembre.

Je finirai en vous citant d'autres peintres admirables auxquelles les oeuvres de cet artiste m'ont fait penser à un moment ou un autre de la visite : Carl Willem Holsoe,  Vilhelm HammershoiJoaquin Sorolla ainsi que James Tissot  et qui valent le coup d'être découverts ou redécouverts.

 

  A BIENTOT

                                                                                  MARIE *

Posté par marie agapanthe à 14:41 - Commentaires [30] - Permalien [#]

31 août 2017

Noire était la forêt

            J'ai un peu joué les pigeons voyageurs cet été . Pour ceux qui me suivent sur instagram vous m'avez tout d'abord vue à Toulouse où j'ai bien profité de mon petit Ferdinand, puis au soleil du sud-est, où le crissement des cigales et la mer très bleue étaient au rendez-vous. Il y a eu finalement cette semaine en Allemagne dans le Hochswarzwald c'est à dire le sud du massif forestier de la Forêt Noire. Séjour impulsé par mon désir de me remettre à niveau en allemand, langue que je n'avais pas pratiquée depuis la terminale .

 Pluie, grisaille, froid ( 13 degrés ), un vrai temps de Toussaint  les premiers jours. Des forêts noyées dans la brume avec un petit côté fantastique limitant les promenades. On se serait cru au pays des légendes et des contes de fées....

P1010616

 

Dans de telles conditions, il fallait trouver d'autres occupations et il y en avait une qui, vu la région, s'est imposée d'elle même : faire un test comparatif des gâteaux " Forêt Noire ". Des couches de génoise chocolat alternant avec d'épaisse couches de crème et des cerises au kirch. Un délice. De ce fait la phrase allemande que j'ai du le plus prononcer a été : " Ich möchte einen tee und einen Stück Swarzwälder kirchetorte bitte "    Je n'oserai jamais vous dire le nombre de parts que j'ai goûtées mais une pratique intensive de l'exercice physique s'imposera dès la rentrée pour les éliminer !

P1010750 

Autre activité : aller visiter villes et villages. Sankt Blasien par exemple avec son église au dôme majestueux, troisième dôme en Europe après Saint Pierre de Rome et les Invalides à Paris. Un intérieur somptueux où la blancheur du marbre vous éblouit presque.

 P1010533P1010536

P1010539 P1010540

P1010542 

  Bad-Säckingen ensuite. Autre église , autre style. Fridolinsmunster et son intérieur grandioseument baroque.

P1010629 P1010631

                                              

Des maisons aux murs peints .

P1010651

P1010626 

Un pont jeté sur le Rhin qui permet le passage à pied entre l'Allemagne et la Suisse.

P1010657

P1010656

P1010659 

P1010661

P1010665

 

Un autre pont entre les deux pays quelques kilomètres plus loin à Laufenburg avec en prime le mariage d'un pompier.

P1010692

P1010694

 

Ne pas oublier d'aller faire un tour à Freiburg la grande ville la plus proche et qui mériterait un billet à elle toute seule tant son centre est agréable. Avec toujours des maisons très colorées et donc très joyeuses.

P1010554

P1010575

P1010581

P1010588

P1010599

 P1010604 P1010601

P1010602

  Tourisme urbain agréable certes, mais quel bonheur de voir le soleil revenir au bout de quelques jours pour profiter au mieux de cette très belle région.

C'est à ce moment que je me dois d'avertir le lecteur : Cher lecteur, si tu es allergique à la vue d'un chalet en bois dégoulinant de géraniums et autres fleurs, PASSE TON CHEMIN ! Pour ma part, j'en suis tombée amoureuse au point d'en faire une véritable collection, beaucoup moins calorique que ma collection de Forêts Noire. Je les aurais volontiers tous photographiés. Voici donc un petit extrait de ma COLLECTION DE CHALETS

P1010724

P1010764

P1010769P1010773

P1010717

P1010770

P1010787

P1010819

P1010821

P1010827

P1010839

P1010829

 

J'ai admiré les piles de bois savamment rangées en attendant les rigueurs de l'hiver et profité des intérieurs tout de bois revêtus, un peu désuets certes mais très chaleureux.

P1010823

P1010918

 

Et je me suis posée la question :  Mais que voulaient donc dire ces lettres et chiffres inscrits à la craie au dessus des portes ? 

P1010538

Il s'agit d'une jolie coutume locale. A l'épiphanie, des groupes d'enfants passent de maison en maison. Les maisons sont bénies et l'on inscrit à la craie la date , par exemple 20 et 17 pour 2017 . Les lettres  C, M et B signifient que le Christ a béni cette demeure amsi sont aussi les initiales des trois rois-mages , Gaspard ( Casper ), Melchior et Balthazar. Toutes ces explications obtenues à la suite d'une conversation dans mon allemand hésitant encore et plein de fautes !

Les chalets sont entourés d'alpages verdoyants, de forêts touffues, de lacs et de cascades, lieux propices à de belles promenades.

P1010727P1010788

P1010774

P1010832

P1010834

P1010838

 

P1010880

P1010912

 

Et puis d'adorables églises avec un petit bulbe en guise de clocher.

P1010790

P1010759

P1010701

P1010746

P1010855

 

Ce que j'ai le plus apprécié dans cette région en plus de la beauté des paysages et des villages exempts de toute pollution visuelle ( aucun panneau publicitaire ) c'est le calme absolu qui y régnait et la gentillesse des habitants. Un bel endroit pour passer des vacances très reposantes.

Un petit pincement au coeur en quittant le village de Todmoos où je me suis sentie si bien. 

P1010721P1010699

 

Je ne peux bien entendu vous laisser sans vous offrir quelque chose de typique de la Forêt Noire. Au choix je vous propose un Bollenhut, chapeau traditionnel à pompons rouges portés par les jeunes femmes non mariées ou un coucou en bois un peu kitch richement orné. A moins que vous ne préfériez un  de ces jolis champigons à vendre sur le bord de la route ?

P1010749

P1010789

 

 

                                                            TSCHÜSS, BIS SPÄTER

                                                                                 MARIE *

 

 

 

Posté par marie agapanthe à 12:20 - Commentaires [33] - Permalien [#]

08 juillet 2017

Jardins

                   Le mois de juin , bien rempli comme à son habitude, a filé à toute allure. Premier jour de vacances et l'occasion de revenir en arrière sur une journée à Paris. Chloé devait y passer un oral d'admission ( oral d'admission à Sciences-Po Paris réussi ) et nous avons donc joint l'utile à l'agréable pour aller découvrir l'expo JARDINS au Grand Palais. L'envie était venue après le très beau reportage que La ligne 13 en avait fait. 

                  Une question posée dès l'entrée de l'exposition : " Le jardin, par nature changeant et impossible, n'est-il pas l'objet par excellence d'une exposition impossible ? " A priori, l'idée d'une exposition sur le thème des jardins ne me choque pas et j'ai même une idée assez précise de ce qu'elle doit contenir. J'aborde donc cette exposition avec une idée assez préconçue et m'attend à vivre une expérience  artistique, sensorielle , intellectuelle, visuelle et pourquoi pas olfactive.  Ce qui est annoncé à l'entrée : " Une promenade où le jardin réel est compris à la fois comme un ensemble botanique et une construction artistique ".

              Une immense fresque en trompe l'oeil - La fresque de la maison du bracelet d'or à Pompei 30-35 ap JC  -accueille le visiteur. Le jardin y est théâtralisé, mis en scène et figé dans un printemps idéal . Il s'agit d'un espace raisonné où la présence humaine est omniprésente.

P1180825

P1180826

P1180827

  

                  "Pour faire un jardin  il faut un morceau de terre et l'éternité ".

La terre tout d'abord avec cette étonnante bibliothèque riche de 400 prélèvements de terre effectués le long de la Loire de sa source jusqu'à son estuaire et qui composent un étonnant tableau mi- patchwork, mi- kaléidoscope dans une déclinaison de bruns, ocres, gris.

P1180834

P1180841

 

   Le ciel , changeant toujours suivant le cycle des saisons et qui inscrit la nature dans l'éternel.

P1180843

 

 

Et puis les plantes bien entendu sans lesquelles il n'y aurait point de jardin. On découvre tout d'abord de merveilleux herbiers des XVème et XVIème siècles. Première tentative de l'homme de s'approprier la nature en la répertoriant, la classifiant, l'ordonnant, pour mieux en devenir son maître.

P1180847 

P1180849

 

Les aquarelles de fleurs et plantes succèdent aux herbiers, des plus anciennes aux plus modernes.

P1180853 

P1180857 P1180867

P1180877

 

Point de jardin non plus sans jardinier. Le jardinier est à son jardin ce que le peintre est à sa toile . Quand d'autres manient le pinceau ou le burin, esquissent, dessinent, peignent, sculptent, il s'arme d'un plantoir ou d'un sécateur, attrape l'arrosoir, sème, repique, bouture, taille. Il crée son oeuvre d'art à l'éphémère splendeur et avec humilité recommencera année après année.

Je dois avouer que j'étais un peu venue à cette exposition pour lui, pour le saluer, le jardinier peint par Emile Claus, peintre Belge, en 1885.

P1180895

La toile qui baigne dans la lumière est magnifiquement mise en valeur sur un fond noir et juste devant il y a un joli banc en bois arrondi pour s'asseoir et la contempler. Les visiteurs ne s'y trompent pas. Il est le clou de l'exposition. Peint avec une précision quasi photographique, le vieux jardinier vient offrir toute la délicatesse du monde dans le pot de bégonias qu'il tient dans ses bras et qui contraste avec la rudesse de ses traits.

P1180884

P1180887

P1180888

 Mais c'est aussi dans cette salle que j' ai trouvé le premier bémol , à mes yeux, de l'exposition. Une belle collection d'arrosoirs  anciens perchée tout près du plafond où il est quasiment impossible de la voir. J'aurais aimé pouvoir les admirer de plus près. Et puis des outils de jardin froidement exposés sur un mur blanc, on n'a pas envie de s'y attarder. Ils auraient mérité, tout comme les arrosoirs un autre traitement, une autre mise en scène. J'ai regretté également ne pas avoir d'autre portrait de jardinier.  Pourquoi ne pas avoir mis dans cette salle" Le jardinier Vallier " de Cézanne que l'on trouve à la sortie de l'exposition ? Cela aurait été plus logique. Le traitement de cette partie du sujet ne m'a pas semblé totalement abouti.

Suite de la visite avec une peinture qui ressemble fortement à une photo puis une enfilade de photos de jardins célèbres majoritairement des jardins anglais ( mes préférés ) et une projection d'un extrait du très beau film de Peter Greenaway " Meurtre dans un jardin anglais ".

P1180898

P1180908

P1180910

 

 En face des photos, des plans de jardins. Des figures géométriques, des lignes droites ou courbes qui délimitent des espaces raisonnés, organisés, symétriques où la nature ne pourra pas laisser libre cours à son exhubérance naturelle. C'est le jardin à la française par excellence qui oppose la rigueur de sa construction au savant fouillis du jardin à l'anglaise.

P1180904

P1180907

P1180909

P1180913

P1180915

P1180921

 

Des jardins  codifiés où l'on on retrouve généralement les mêmes éléments : la clôture, la grille,  la haie, les chemins, le bassin, la fontaine ou le plan d'eau, folies, gloriettes, statues, la grotte, le labyrinthe et le centre d'où tout part et où tout arrive.

Une très belle évocation de la grotte dans cette exposition avec" La grotte bleue" de Jean-Michel Othoniel, petite merveille de verre. Plongée dans les entrailles de la terre, lieu où tout est diffus, où les bruits sont assourdis, la lumière parvient, lointaine et tremblotante. Lieu mystérieux, ombreux et minéral.

P1180917

 

J'ai également beaucoup aimé la présentation du tableau de Hubert Robert peint au 18ème siècle que l'on découvre au fond d'un trou ce qui renforce l'effet " grotte ".

P1180922

 

Je suis hélas restée sur ma faim quant aux autres composantes du jardin. J'aurais au moins aimé y trouver des statues, un labyrinthe, de l'eau, et sans doute des sons- gazouillis d'oiseaux, murmure de l'eau qui coule, bruissement des feuilles bercées par le vent- ainsi que des senteurs pour parfaire l'expérience.

Dernière partie de la visite, sans doute ma préférée. Une porte ouverte sur le merveilleux jardin d'Edouart Debat-Ponsan peint en 1866 qui me fait inévitablement penser au poème de Paul Verlaine "Après trois ans ".

                     Ayant poussé la porte étroite qui chancelle  Je me suis longuement promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.   Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chises de rotin...Le jet d'eau fait toujours son murmure argnetin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle   Les roses comme avant palpitent : comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue.   Même j'ai retrouvé debout la Velléda Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, -Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.

P1180934

Les jardins fleuris d'Ernest Quost,

P1180953

Les anthemis de Gustave Caillebotte déjà admirés l'an dernier au musée de Giverny, 

P1180947

 

Les soucis de Koloman Moser,

P1180950

 

Et le majestueux Parc de Klimt, réseau de touches jaunes, vertes, bleues, composant un kaléïdoscope multicolore. J'ai surpris une conversation entre deux visiteuses. L'une , qui visiblement n'aimait pas du tout ce tableau, se demandait ce qu'il faisait dans l'exposition et disait qu'il lui faisait penser à de la moutarde écrasée !!!!! Tout le monde ne perçoit pas les choses de la même manière, c'est une évidence !

P1180952

P1180944

  

 

J'ai rapporté deux livres de cette visite, un sur Emile Claus pour découvrir un peu plus l'oeuvre de ce peintre, jusque-là inconnu de moi et un petit dictionnaire amoureux des jardins d'Alain Baraton, expert en la matière.

P1180965

  

 

Puis j'ai retrouvé la chaumière bleue et ses fleurs. Pivoines, lysimaques et les premières roses en juin. Explosion généreuse et colorée des roses trémières en juillet.

P1180966

P1180967 P1180968

P1180970

 

Il est temps de vous laisser en espérant que vous avez aimé me suivre dans cette exposition, sans oublier de vous remercier pour tous les adorables messages et les petits cadeaux que vous m'avez adressés lors de la naissance de mon petit Ferdinand .

 

                                              Profitez bien du soleil et des belles journées d'été et visitez de beaux jardins si vous le pouvez !

                                                                               M A R I E *

Posté par marie agapanthe à 19:49 - Commentaires [25] - Permalien [#]


28 mai 2017

Ferdinand

             Vous le savez peut-être déjà par Instagram ou Facebook , mon petit-fils Ferdinand est né hier matin 27 mai et fait de moi une mamie à la veille de la fête des mamans. Pouvait-on rêver meilleur cadeau ? Il est tout petit et tout mignon, le plus joli des petits garçons ! Je voulais partager avec vous cette très grande joie et cette vive émotion.

             Je ne pourrai hélas pas le tenir dans me bras avant un petit moment car il est un peu loin alors pour l'instant je ne me lasse pas de contempler les photos que mon fils m'a envoyées et bien sûr , mes mains s'activent pour lui confectionner des tas de petites surprises.

mms_20170527_112147__1_

FERDINAND le 27 mai 2017

P1180823

 

                                                                   à bientôt,

                                                            MARIE *

Posté par marie agapanthe à 17:10 - Commentaires [34] - Permalien [#]

17 mai 2017

Aimez-vous les fleurs ?

                 Aimez-vous les fleurs ?

             Question pertinente car dans ce billet il ne sera à peu près question que de fleurs ! Je n'ai effectivement pas fait grand chose digne d'intérêt depuis mon dernier billet si ce n'est de regarder pousser les fleurs de mon jardin où je vous invite à me suivre...

                                               Silence, ça pousse  !

                 Les premières à offrir une explosion de couleur à mes yeux ont été les jonquilles. Jonquilles en pleine terre mais aussi jonquilles dans la jardinière posée sur le vieux banc devant la maison pour accompagner la bassine en zinc garnie depuis l'automne de pensées mauves.

P1180557

Des jonquilles qui se penchent avec bienveillance sur les délicats coeur de Marie.

P1180561 P1180560

P1180559

IMG_20170313_125212_078

Suffisamment de jonquilles pour pouvoir en faire des bouquets. Elles ont été associées aux branches du prunus rose qui a fleuri en même temps et réunies dans le même vase en zinc de fleuriste.

P1180574 P1180572

           Rien n'est plus agréable que de faire rentrer les trésors de la nature dans son intérieur ! 

D'autres jonquilles plus pâles et à la collerette froufroutante ont servi à des compositions plus graphiques, plus épurées. J'ai eu la chance de dénicher plusieurs de ces flacons ambrés et je les promène tout autour de la maison !

P1180652

P1180643

 

        Dehors, les primevères envahissent chaque coin et recoin du jardin. Comme elles envahissaient également les allées j'ai du en enlever plusieurs plants que j'ai rempotés.

P1180590

P1180593 

 

             La table à rempoter a été bricolée à partir d'un vieux piètement de table de bistrot récupéré et que je projette de repeindre ( un jour ) et de vieilles planches de bois également récupérées sur un ancien abris à bois qui menaçait de tomber. J'aime les irrégularités de leur grain ainsi que leur teinte complètement passée, délavée à souhait pour être restées des années à l'extérieur à braver les intempéries. C'est cela même qui leur donne du charme.

P1180581

P1180583 P1180579

 

          Forsythia, camelia, magnolia, prunus et plein d'autres arbustes aux noms totalement inconnus de moi fleurissent en même temps sous un ciel souvent très bleu. Ce début de printemps m'enchante. N'ayant jamais eu de grand jardin auparavant c'est la première fois que je me retrouve au coeur même du fabuleux réveil de la nature après une longue léthargie. Je me rends compte aussi que je ne connais pas grand-chose sur les plantes !

P1180607 P1180604

 

                  Tous les deux ou trois jours, je fais de nouveaux bouquets de ces branches fraîchement coupées. Ici des branches blanches un peu épineuses et des jaunes dans un petit coin organisé façon brocante avec une vieille enseigne de fleuriste venant d'Angleterre et une pancarte en bois en provenance d'Angleterre elle aussi que l'on devait trouver autrefois à l'entrée d'une propriété ou d'une résidence. "The beeches" veut dire " Les hêtres ".

P1180630 P1180628

 

                Quelques petites décorations pour fêter Pâques au beau milieu de ce printemps. Oeuf et lettres offerts par Soupières et vieilles dentelles accompagnés de moutons de crêche et de moules à chocolat anciens. Nichoir Une araignée dans le plafond. Oiseau en tissu Smileshop. Petit tableau planète Le monde de K et papillon en papier Reta Lola.

P1180704

P1180707 P1180710

P1180709

P1180705  P1180711

P1180803

 

 

                      Le jaune cède progressivement la place à d'autres couleurs. Grenat profond des tulipes, bleu des jacinthes sauvages qui cherchent des coins d'ombre, blanc pour ces massifs de petites fleurs dont je ne connais pas le nom ( si quelqu'un pouvait me le dire ) , puis mauve et blanc pour les odorantes brassées du lilas qui embaument la maison.

P1180694

P1180693

P1180801 P1180802

P1180800

  

           Encore et toujours mes vases de fleuriste en zinc, je ne peux m'en lasser ! Associés à la toile brute, aux pots à semis, à la vieille caisse en bois, ils contribuent à créer un esprit brocante au jardin à l'intérieur même de la maison. Ca tombe bien, c'est exactement ce que je voulais ! 

P1180726 

P1180728

         Le bouquet de lilas blanc, quant à lui, a été posé près du fauteuil en rotin qui invite à la détente. Petits anges brodés et offerts par Rêve de fil il y a quelques années déjà.

DSC_0557

DSC_0555

  

            Et puis point de mois de mai sans muguet porte-bonheur. Ses petites clochettes parfumées se sont ouvertes juste ce jour-là ! 

muguet

               Les inflorescences mauves de la glycine au dessus de la porte d'entrée l'avaient précédé de quelques jours. 

P1180699

P1180697

P1180685

 

                Pour finir ce billet fleuri, je voulais mettre à l'honneur mon amaryllis. J'avais planté un oignon en pot au début du mois de novembre dernier pensant profiter de sa floraison pour Noël. A Noël, toujours rien, pas la moindre petite pousse. Au mois de janvier, une petite pousse verte est enfin sortie de terre , a pointé le bout de son  nez puis s'est arrêtée de grandir à environ trois centimètres de hauteur. Je pensais qu'il ne se passerait plus rien. Quelle ne fut ma surprise quand il y a trois semaines environ l'amaryllis s'est mis à pousser à une vitesse prodigieuse et que de belles fleurs blanches se sont enfin épanouies. Cela méritait bien un petit cadre pour les mettre en valeur !

 

P1180814

P1180808

****************************

                          Mon billet tout fleuri est terminé. Je me retire sur la pointe des pieds en promettant de revenir vous voir très très vite ( j'ai déjà un nouveau billet en préparation ). Et pour me suivre entre deux, je vous invite sur Instagram. En attendant je m'en vais surveiller la floraison des roses du jardin .Affaire à suivre...

                                               A bientôt,

                                                            M A R I E *

 

Posté par marie agapanthe à 19:54 - Commentaires [39] - Permalien [#]

04 mars 2017

Lire en hiver

                 Décidément, je n'aime pas les mois d'hiver !  Les années se suivent et je trouve janvier et février toujours aussi longs. Ils ne m'inspirent que des envies de rester bien au chaud à l'intérieur à vivre au ralenti. Vous vous en êtes sans doute rendu compte puisque je vous ai tout de même lâchement abandonnés pendant ces deux mois ! En fait, je suis comme certains animaux : j'hiberne ! Il paraît que cette période de repos est nécessaire pour reprendre des forces, formuler de nouveaux projets, renaître avec le printemps, printemps que j'attends avec une impatience non dissimulée.

L'année s'était pourtant ouverte sur de très jolis mots. Ceux de Bouts de tissu que j'ai souvent relus, que j'ai copiés, que j'ai affiché, que j'ai fait miens. Des mots pour rendre la vie plus jolie, des mots qui nous donnent des ailes.

"La vie en plus jolie" je l'ai posée sur le miroir de la salle de bains....

P1180505

P1180512

 

               Que faire quand on n'a pas trop envie de bouger ? Lire bien entendu ! J'ai donc beaucoup lu en janvier et février .

J'ai commencé par Le livre du Hygge. Depuis le temps que j'en entendais parler ! Un livre vite lu  et très agréable qui  tente de répondre à la question " Pourquoi les Danois sont-ils les gens les plus heureux du monde ? " 

P1180464

Le livre est posé sur un mini châle tout doux, tricoté main et offert par By, une très fidèle lectrice et amie

Le Hygge c'est tout ce que nous faisons pour nous sentir bien. C'est avant tout un état d'esprit, une sensation de bien-être et de sécurité, le réconfort de l'âme. Ce sont les joies que l'on trouve dans les choses simples. C'est passer un moment agréable avec les personnes que l'on aime, partager un gâteau fait maison, se retrouver autour d'un feu, lire un livre douillettement enveloppé d'une couverture, perdre son regard dans la flamme de la bougie, profiter de la caresse des premiers rayons du soleil. En bref, c'est tout ce que nous faisons (en tout cas ce que je fais ) spontanément et depuis longtemps pour nous sentir bien.  Je n'ai donc appris dans ce livre que ce que je savais déjà mais il est toujours bien de poser des mots même sur des évidences. A ce que le livre dit, je rajouterais, qu'à mon avis la déco a largement sa place dans le Hygge. S'entourer de belles choses est apaisant et contribue amplement à notre bien-être. Loin d'être une superficialité, les décors dont nous nous entourons sont une extension de nous, un miroir de notre personne.

En janvier et février , pour contribuer au Hygge , il y a donc eu des gâteaux maison, des moments entre amies , des bougies parfumées ( à la fleur d'oranger le plus souvent ) et beaucoup de fleurs ! Important pour moi d'avoir des fleurs dans sa maison ! Et je pense que les fleurs c'est très Hygge.

P1180498

P1180414

P1180412

P1180411

 Moelleux au citron, recette des Cakes de Bertrand.

Des fleurs que l'on s'offre, des fleurs que l'on nous offre. Les muscaris de Florence, la rose de Chloé et les perce-neiges de Claudine.

P1180409

P1180422

P1180460 

Champignons Rêves d'argile, Ancien flacon à pharmacie trouvé chez Bord de scène.

J'ai continué mes lectures. avec  le magnifique Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

P1180482

 A la suite d'une chute qui lui fracasse le corps et le laisse plusieurs mois sur un lit d'hôpital, Sylvain Tesson entreprend une " randonnée rééducative" partant du principe que, quand on tombe, il faut se relever. Il marchera donc, il n'a pas le choix... Sylvain Tesson choisit de traverser la France en diagonale, des Alpes Maritimes à La Manche en empruntant les chemins noirs. Il suit ainsi une " diagonale du vide" évitant au maximum tout territoire urbanisé, aménagé et organisé. A l'air libre, sous les étoiles, le regard posé sur la beauté du pays de France. Marche du corps et de l'esprit, personnelle et essentielle, retrouver les chemins noirs c'est retrouver ce qui est naturel, c'est redonner un sens à sa vie. Ecriture sublime, plume qui vous ensorcelle, on se laisse emmener par ces chemins de traverse.... Une lecture que je recommande vivement aux amoureux des beaux textes.

" Passages secrets, les chemins noirs dessinaient le souvenir de la France piétonne, le réseau d'un pays anciennement paysan. Ils n'appartenaient pas à cette géographie des " sentiers de randonnée", voies balisées plantées de pannonceaux où couraient le sportif et l'élu loval. Même à proximité d'une agglomération, la carte au 25 000° livrait des issues : une levée de terrain, un talus discret, une venelle. Partout l'ombre avait des survivances "

" Un rêve m'obsédait. J'imaginais la naissance d'un mouvement baptisé confrérie des chemisn noirs. Non contents de tracer un réseau de traverse, les chemins noirs pouvaient aussi définir les cheminements mentaux que nous emprunterions pour nous soustraire à l'époque. Dessinés sur la carte et serpentant au sol ils se prolongeraient ainsi en nous-mêmes, composeraient une cartographie mentale de l'esquive "

J'ai poursuivi avec Ma vie de pingouin de Katarina Mazetti dont j'avais adoré les livres précédents Le mec de la tombe d'à côté et Le caveau de famille.

P1180468

 Un groupe de voyageurs est réuni pour une croisière en Antarctique au milieu des icebergs, des manchots, des albatros et des éléphants de mer. Il y a la rencontre entre deux personnes malmenées par l'existence, Wilma qui affiche une joie de vivre envers et contre tout, et Thomas, profondément dépressif. Il  y a également toute une galerie de personnages secondaires des ornithologues passionnés, deux soeurs dont l'une est tyrannisée par l'autre, un médecin, un couple qui se dispute.... un véritable concentré d'humanité. Tous ces personnages sont observés par l'oeil aiguisé d'Alba, vieille dame de 72 ans qui prend des notes sur un petit carnet à la manière d'un Darwin inversé , comparant sans relâche les comportements humains et animaux. La construction du livre est originale. La plume est légère. C'est une lecture facile et agréable et on finit le sourire aux lèvres.

                Entre deux lectures, j'ai continué à créer du Hygge dans la maison.  J'ai posé des couronnes un peu partout ( en janvier, c'était de saison ) . Sur un éléphant de crêche par exemple.

P1180439 

Sur la tête d'un très vieil ours en peluche.

P1180504

Sur du linge ancien.

P1180481

Puis j'ai posé un beau bouquet de gypsophile ( j'adore le gypsophile ) sur un tabouret.

P1180442

P1180443

Et j'ai repris mes lectures .

Avec La guerre d'hiver de Philip Teir tout en savourant les délicieuses madeleines de Steinay envoyées par Namasté, l'une de mes fidèles lectrices . Un moment très Hygge !

P1180472

La guerre d'hiver c'est la chronique douce-amère d'une famille finlandaise, d'un couple en guerre au cours d'un hiver. Max, 60 ans, professeur d'université est en plein doute. Son mariage s'est lentement usé. Sa femme ressent une frustration profonde dans sa vie de couple. Il a deux filles, dont l'une, étudiante à Londres cherche un sens à sa vie. A l'heure des bilans, cet homme se retrouve confronté à sa vieillesse. Ce roman conjugual et familial constitue une réflexion sur la société, la famille, le vieillissement et l'adultère au travers de tranches de vie juxtaposées tout au long du texte. Le premier roman d'un auteur que je ne connaissais pas. Une découverte intéressante.

Dernière lecture avec Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle Monnin

P1180447

P1180446

Fleurs jaunes du craspedia.

En 2012, Isabelle Monnin achète sur internet un lot de photographies d'une famille dont elle ne connait rien. Des photos d'une banalité familière. Une photo retient l'oeil en particulier : celle d'une petite fille aux longs cheveux blonds foncé, vêtue d'une pull rayé. En arrière-plan, un papier peint à grosses fleurs jaunes comme ceux que l'on trouvait dans les années 70.  ( Curieusement, cette petite-fille ressemble beaucoup à celle que j'étais autrefois ) .

Isabelle Monnin va donc inventer de toutes pièces des personnages, une famille, des destinées, le parcours de plusieurs femmes dont celui de Laurence la petite fille. Cette fiction constitue la première partie du livre.

Dans la deuxième partie, l'auteur se lance à corps perdu dans une enquête passionnante pour retrouver les "véritables " gens dans l'enveloppe. Un seul indice comme point de départ : un clocher en arrière-plan sur l'une des photos et qui va permettre de déterminer un lieu. L'émotion s'installe lorsque elle met peu à peu des noms sur des visages, qu'elle reconstitue une histoire familiale,  qu'elle découvre que la petite fille qu'elle avait baptisée Laurence s'appelle effectivement Laurence et qu'elle rencontre pour de bon les gens dans l'enveloppe. C'est un texte beau et touchant. Il n'y jamais de voyeurisme mais beaucoup de pudeur et de respect pour les membres de cette famille dont les destinées nous sont révélées au fil des pages. Une très belle lecture.

Avec autant de livres, finalement janvier et février sont passés assez vite. Tant mieux ! Une seule idée en tête désormais : l'arrivée du printemps ! Je me prépare avec encore et toujours des fleurs dans la maison mais cette fois des anémones blanches qui font de si beaux bouquets et contribuent à créer de si belles ambiances.

P1180526

P1180520

Les anémones dans la cuisine avec la vaisselle de Rêves d'argile.

P1180528

P1180540

P1180542

Les anémones dans le salon. Parfum d'ambiance "Feuilles vertes" de Minette à bicyclette ( j'adore et je trouve le nom de la marque très original) et vase Rêves d'argile.

J'espère que ce billet Hygge et fleuri vous aura donné des envies de lecture  !

Je vous retrouve très bientôt.....

                  E n j o y

M a r i e *

 

Posté par marie agapanthe à 15:00 - Commentaires [27] - Permalien [#]

02 janvier 2017

An neuf

P1180198

 

Le jour s'est levé sur une aube nouvelle. Dans le ciel lavé de bleu les lumières de la fête jettent  leurs derniers feux, de pâles et timides lueurs avant de s'éteindre complètement. Dans les rues de la ville encore endormie, il est bon d'espérer que ce monde devenu hors de contrôle se réveille un peu plus raisonnable que la veille. Effacer la terreur qui veut régner en maître sur nos vies, retrouver calme, sérénité et apaisement .....

A mes enfants, je souhaite la réussite dans tout ce qu'ils entreprendront, la réalisation de leurs voeux les plus chers et des journées souriantes.

A toutes les personnes qui sont chères à mon coeur, je souhaite que 2017 les tienne éloignés de tout souci et leur apporte une joie de vivre sans cesse renouvelée.

A vous tous, je dis : Passez une très belle année 2017 !

             MARIE *

 

 

Posté par marie agapanthe à 20:02 - Commentaires [36] - Permalien [#]

24 décembre 2016

Une grande nouvelle

                       Veille de Noël . Tout est prêt. Le sapin accueille l'étoile de chanvre offerte par Irma qui s'éccorde à merveille avec la toile ancienne sur le mur. Il est resté très naturel, à peine orné de quelques petits rennes blancs.

P1180099

P1180103

 

A ses pieds, la famille d'ours attend sagement les cadeaux.

P1180106

 

Des lumières disséminées un peu partout dans la maison et quelques touches de rouge pour égayer un décor principalement blanc.

P1180107

P1180110 P1180111

Des animaux se promènent parmi les feuillages : âne de crêche, boeuf et moutons, rennes et oiseaux. La petite voiture peine à se frayer un chemin dans la neige pour rapporter à la maison le sapin qui fera la joie des enfants.

P1180116 P1180146

P1180122

P1180123 P1180119

Il est temps d'allumer la bougie à la fleur d'oranger et d'écouter des chants de Noël.

P1180127

P1180132

 

Les cadeaux des amies ont pris eux aussi place dans ce décor comme ce joli support orné d'une boule. Merci Chantal, Nadine, Anne-Michèle pour vos présents de saison.

P1180134 P1180137

******************

Mais le plus beaux des cadeaux est sans aucun doute l'annonce de l'arrivée d'un petit garçon au mois de mai prochain chez mon fils aîné Camille et sa compagne Liming ( Liming est chinoise d'où ce prénom peu courant ). Que d'émotions à  l'annonce de cette grande nouvelle. Je vais donc rejoindre le club des mamies, redécouvrir les joies de pouponner et de gâter un tout petit. Une seule ombre au tableau : mon fils habite à 900 kilomètres de chez moi et je n'ai vais donc pas voir aussi souvent que je le souhaiterais mon premier petit -fils. Je sens que je vais faire beaucoup de déplacements dans les années à venir !

Voilà, je voulais partager avec vous cette merveilleuse nouvelle. Et puis je voulais vous souhaiter à toutes et tous un tendre et chaleureux Noël. Je dépose au pied de votre sapin un énorme paquet cadeau. Quand vous l'ouvrirez , vous y trouverez un bouquet d'amitié....

 

Joyeux Noël !

 

Marie *

 

Posté par marie agapanthe à 10:30 - Commentaires [44] - Permalien [#]